Le bureau politique de l'Union progressiste a animé, hier jeudi 14 mars, une conférence de presse à son siège. Occasion pour ce parti, d’ores et déjà retenu pour les élections législatives d'avril prochain, de faire le point de ses diligences depuis son congrès constitutif et de se prononcer sur le processus électoral.

« Il y a 104 jours que nous avons tenu notre congrès constitutif et il ne nous semble donc ni précoce ni tardif de faire un premier point... Durant ces 104 premiers jours, nous avons principalement accompli, rempli, repris et finalement réussi l'enregistrement administratif du parti », a indiqué le porte-voix circonstanciel de l’Union progressiste, le député Aké Natondé. Exposant les différentes diligences du parti, il ajoute que les étapes suivantes ont été la dissémination des textes de l'Union, l'enregistrement des anciens et nouveaux membres, le processus d’obtention du certificat de conformité, l'investiture officielle des candidats du parti pour les législatives et le dépôt de sa déclaration de candidature le 26 février dernier. Laquelle déclaration a été retenue par la Céna après examen de conformité et de recevabilité. Par conséquent, l’Union progressiste (Up) est l’un des deux partis déjà retenus pour les législatives d’avril 2019.
Se satisfaisant de ses premières réussites, l’Up a déploré le fait que nombre d'acteurs politiques, et pas des moindres, n'aient pas pu s'élever à la hauteur des exigences de l'évolution de la société. « Les remous et réactions diverses enregistrés depuis quelques semaines sont considérés au niveau de l'Union progressiste comme l'expression d'un combat entre l'immobilisme conservateur nuisible pour notre pays et sa jeunesse, et la farouche volonté d'une très large portion de notre société à progresser »,
va marteler Aké Natondé. Pour l'UP, laisse-t-il entendre, il est inacceptable que la classe politique se refuse à changer ses mœurs si nuisibles et si décriées. « Il était temps que nous sortions de la logique des partis de région ou de commune, voire d'arrondissement, des partis-entreprises... Il était impératif que nous ouvrions de nouvelles perspectives à la jeunesse ! », s'exclame le porte-voix de l'Up.
Toutefois, l'Union progressiste a invité les acteurs politiques, en l'occurrence les députés à faire tout ce qui est possible pour lever les obstacles auxquels certains partis sont confrontés dans le cadre des législatives prochaines.
Membre du bureau politique de l'Up, Christelle Houndonougbo n'a pas manqué d'insister sur le fait que l'Union progressiste est pour le consensus, mais elle reste attachée à la nécessité de maintenir la réforme du système partisan en cours. « Que certains partis n'aient pas pu se mettre en conformité, cela ne veut pas dire que les lois sont mauvaises, cela signifie qu'ils n'ont pas pu se mettre au pas du nouveau-né, de la nouvelle dynamique », a ajouté Lazare Sèhouéto.
En tout état de cause, l'Union progressiste reste prête pour la compétition quelle que soit l'issue des démarches entreprises par le Parlement aux fins de trouver une alternative pour la participation inclusive des partis politiques aux législatives d'avril 2019.

 

Évaluer cet élément
(1 Vote)
Lu 2434 fois