Les ténors de l’Union progressiste du département du Plateau ont investi, samedi 29 décembre dernier, le terrain pour mettre leurs militants en ordre de bataille en vue des législatives de 2019. Ils étaient à Adja-Ouèrè et Pobé respectivement dans les 21e et 22e circonscriptions électorales pour entretenir leurs troupes sur les enjeux des échéances électorales à l’aune de la réforme du système partisan au Bénin.

La fièvre électorale monte sur le terrain. Les 21e et 22e circonscriptions électorales composées respectivement d’Adja-Ouèrè, Sakété, et Ifangni et de Pobè et Kétou ont reçu une délégation de l’Union progressiste. Celle-ci était composée du ministre des Enseignements maternel et primaire (Memp), Salimane Karimou, des députés Antoine Kolawolé Idji, Louis Vlavonou et Augustin Ahouanvoèbla, du préfet du Plateau, Valère Sètonnougbo et du directeur général de l’Agétip Bénin, Raymond Adékambi à l’étape de Pobè. Ces ténors de l’Union progressiste dans le Plateau ont restituer aux responsables des différentes structures politiques membres de l’Up dans les deux circonscriptions électorales les actes du congrès constitutif de création de leur parti porté sur les fonts baptismaux à Cotonou, le 1er décembre dernier. L’exercice a été le même à Adja-Ouèrè comme à Pobè.
A chacune de ces deux étapes, l’honneur échoit, à l’honorable Louis Vlavonou a présenté aux militants la Charte des partis politiques, le Code électoral, et les valeurs et idéologie de l’Union progressiste. Il est parti des raisons qui ont sous-tendu la mise en œuvre de la réforme du système partisan portée par ces deux textes. Selon lui, cette réforme vise surtout à mettre fin à la prolifération des partis politiques au Bénin dont aucun n’était réellement d’envergure nationale. Le Bénin comptait officiellement, à l’en croire, 237 partis politiques et 17 alliances politiques avant l’adoption de la Charte des politiques. Cette situation n’est pas de nature à favoriser l’efficacité et la lisibilité de l’animation de la vie politique nationale. Selon lui, les innovations concernent l’impossibilité désormais pour les partis politiques d’aller aux législatives en alliance ; l’augmentation de la caution pour les candidats à la députation portée de 8,3 millions à 249 millions F Cfa par liste de candidatures et l’exigence de 10% des suffrages sur le plan national pour les listes en compétition avant d’être éligibles à l’attribution des sièges et la possibilité de rachat des quatre premières listes au cas où quatre partis en lice ne satisferaient pas au moins à la condition de 10% de suffrage électoral national. C’est dans le cadre de cette réforme que beaucoup de regroupements politiques dont l’Union progressiste sont en train de voir le jour, explique Louis Vlavonou. Le député a invité les militants à suivre désormais l’Union progressiste qui se veut un parti de masse, c’est à-dire sans exclusion aucune, le parti de justice sociale préoccupé par la réduction des inégalités sous toutes ses formes.
Le logo de l’Up, le baobab vert dans un fond jaune incarnant la prospérité, le tout reposant sur une ligne rouge symbolisant le courage, a été présenté à l’auditoire aussi bien à Adja-Ouèrè et à Pobé, par le député Augustin Ahouanvoèbla.
Pour sa part, le ministre des Enseignements maternel et primaire, répond aux détracteurs du chef de l’Etat qui distillent dans l’opinion publique que Patrice Talon ne fait rien. Salimane Karimou a fait un bilan à mi-parcours des réalisations du gouvernement dans divers secteurs, et qui contrastent éloquemment avec toutes ces intoxications. L’honorable Antoine Kolawolé Idji invite les militants à partager avec les populations les idéaux de l’Up pour lui permettre de rafler les cinq sièges en jeu lors des législatives de 2019

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