Une rencontre d’échange entre les responsables du parti Alternative citoyenne et les coordinations du département du Zou s’est tenue, vendredi 6 juillet dernier au siège du parti à Abomey. Il s’agissait essentiellement de se mettre au même niveau d’information sur les questions de réformes politiques entreprises par le gouvernement et qui agitent l’opinion nationale.

Ils étaient tous présents à l’appel du président du parti, Roch David Gnahoui entouré de Séraphin Agbanhoungbata, Lazare Séhouéto, Urbain Amègbédji, Wilfried L.
Houngbédji comme invités spéciaux. Cette rencontre d’information et d’échange vise la mobilisation des responsables des militants des coordinations du Zou pour les prochains enjeux électoraux.
Roch David Gnahoui, Séraphin Agbanhoungbata, Lazare Séhouéto, Wilfried L. Houngbédji et Urbain Amègbédji ont, dans un langage direct, entretenu ces responsables de militants sur les enjeux des réformes en cours dans notre pays. Surtout les dernières en date qui ont été rejetées par le Parlement. Il s’agit essentiellement d’introduire dans la Constitution, la suppression de la peine de mort, la constitutionnalisation de la Cour des comptes, la consolidation de la représentativité des femmes à l’Assemblée et l’alignement des mandats politiques à cinq ans afin d’avoir en 2026 des élections groupées. Celles-ci seront devancées d’un mandat transitoire de sept ans pour les députés et les conseillers municipaux, communaux et locaux élus en 2019. Les trois élections vont être mises ensemble en 2026 après la présidentielle de 2021. « L’organisation de ces élections générales dès 2026 devrait permettre au pays de faire des économies et de mieux se concentrer sur les actions de développement telles les routes, l’eau potable pour tous, des écoles, l’électricité et des soins de qualité pour tous », explique l’invité Wilfried L. Houngbédji, directeur de la communication de la Présidence de la République. Mais, les députés n’ont pas voté pour l’adoption de ces amendements qui n’ont pourtant rien de politique et qui auparavant avaient même fait l’objet de plusieurs séminaires explicatifs, déplore-t-il. Ils ont décidé que ce soit par voie référendaire que cette révision passe. Et pourtant, ces amendements constitutionnels ne visaient que le développement du pays. Ils ne comportent rien d’ambigu dans les quatre points amendés.
Les invités spéciaux à cette rencontre, Lazare Séhouéto et Wilfried L. Houngbédji, ont expliqué, des exemples à l’appui, des cas où le Bénin a été bloqué en raison du nombre insignifiant de femmes à l’Assemblée et surtout le surcoût exorbitant des élections qui se dérouleront les unes après les autres et qui se chiffreront à plusieurs milliards de francs Cfa. Les modifications proposées ne sont que, pour la plupart, des régularisations ou des mises en conformité longtemps souhaitées d’ailleurs par tous les camps depuis des années, ont rappelé tour à tour les différents intervenants. La question du retrait des grèves n’a pas été occultée.
Après la question des réformes, l’assistance a eu à échanger avec les responsables présents sur des questions relatives aux positionnements des militants d’Alternative citoyenne sur les listes pour les prochaines échéances électorales. Ils ont pour la plupart encouragé le gouvernement dans le combat des réformes tout en l’exhortant à « desserrer aussi la ceinture économique » afin d’amoindrir la morosité ambiante dans le pays.

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