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Sit-in au ministère des Enseignements secondaire et technique: Les enseignants contractuels menacent d’aller en grève

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Publié dans Société
mercredi, 04 janvier 2017 03:54

Les agents contractuels du secondaire recrutés en 2008 ont exprimé leur mécontentement ce mardi 3 janvier sur la grande cour de leur ministère de tutelle. Plusieurs doléances dont la reconnaissance de leur Capes et Bapes obtenus dans les écoles normales supérieures sont à l'origine de ce mouvement.

Réunis au sein de l’Intersyndicale des enseignants supérieurs du secondaire, les agents contractuels de l’Etat dont les diplômes sont obtenus en 2007 ou avant, ont exprimé leur mécontentement hier sur l’esplanade de leur ministère de tutelle. Se disant victimes de « la désinvolture » qu’affichent les autorités de la direction de l’Enseignement secondaire général dans le traitement des dossiers relatifs à la correction des arrêtés de mise en formation bloqués depuis 2014, ils ont observé un sit-in dans la matinée de ce mardi 3 janvier dans le but de «sonner le glas » de l’indifférence des autorités dans le traitement de leur statut.
A travers chants et danses, ils ont assiégé le ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle pour exprimer leur mécontentement.
Selon Alexandre Adjina, porte-parole des manifestants, le diplôme des enseignants formés pour le Bapes et le Capes n’a pas été pris en compte et les enseignants issus de ces formations n’ont pas été pris en compte lors du reversement. Pour lui, tous les efforts consentis par les représentants des contractuels du secondaire pour instaurer le dialogue pendant le 1er trimestre de l’année scolaire 2016-2017, en espérant avoir des solutions appropriées, ont été infructueux. Pour les manifestants, l’Etat étant une continuité, la rupture prônée par le Gouvernement en place doit permettre d’avoir gain de cause. Ils exigent à cet effet, la reconnaissance de tous les diplômes académiques et professionnels obtenus avant la date d’effet du contrat et ceux obtenus jusqu’à la veille du démarrage de la formation professionnelle ; l’accélération du processus de reclassement avec la parution de tous les actes en souffrance à la fonction publique. La convocation sans délai d’une autre session de la commission de reclassement pour l’étude des nombreux dossiers déposés à la direction de l’Administration et des Finances et le démarrage immédiat du reclassement de toutes les autres cohortes qui remplissent les conditions, sont également leurs revendications.
Après avoir écouté religieusement tous les points de revendications des manifestants, le conseiller technique à la médiation et au dialogue social du ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Ignace vissoh, s’est montré rassurant. Tout en reconnaissant la pertinence de leur mouvement d’humeur, il a exhorté les enseignants à plus de patience et de professionnalisme afin que dans un dialogue inclusif, des solutions soient trouvées. Mais les interventions du représentant du ministre n’a pas adouci l’ardeur des manifestants qui brandissent la menace de grève dès la reprise ses classes après les congés de fêtes de fin d'année, si dans l’immédiat rien n’est fait?

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