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Interdiction des activités des organisations estudiantines sur les campus: Le député Lucien Houngnibo encourage l'Exécutif

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Publié dans Politique
mercredi, 12 octobre 2016 03:56

La décision du Conseil des ministres en sa séance du mercredi dernier, de suspendre jusqu’à nouvel ordre les activités des organisations estudiantines sur les campus publics a fait sortir, mardi 11 octobre, le député Lucien Houngnibo qui était face à la presse au Parlement. Ce dernier trouve juste cette mesure du gouvernement du président Patrice Talon qu’il encourage à aller plus loin.

«…La décision du Conseil des ministres du mercredi dernier sur la suspension des activités des organisations faîtières, unions et associations dans les universités publiques du Bénin est vraiment sage, responsable et anticipative ». C’est l’appréciation que fait le député Lucien Houngnibo de cette mesure de suspension qui défraye actuellement la chronique. Il trouve plutôt que le président de la République a anticipé par rapport à la rentrée universitaire qui s’annonce. Allusion faite aux derniers évènements malheureux survenus sur le campus universitaire d’Abomey-Calavi où des étudiants ont été exclus de l’université et l’année a été blanchie à la Faculté des Lettres, Arts et Sciences humaines (Flash). Pour lui, cette décision du gouvernement devra permettre plutôt d’étouffer dans l’œuf les éventuels coups que prépareraient les étudiants en guise de riposte. Ce qui devrait dès lors favoriser la bonne reprise des cours sur les campus publics. «Il y a des gens tapis dans l’ombre dans nos universités et qui sèment la pagaille.

Si l’on devrait laisser les choses en l’état, personne ne peut mesurer les conséquences avec la rentrée universitaire prochaine. Si vous êtes vraiment un chef, vous ne pouvez pas vous taire et laisser les choses continuer comme ça se passe dans nos universités », apprécie le conférencier. Tout en reconnaissant les dispositions de l’article 25 de la Constitution béninoise qui prévoit que « L'Etat reconnaît et garantit, dans les conditions fixées par la loi, la liberté d'aller et venir, la liberté d'association, de réunion, de cortège et de manifestation», l’élu du peuple analyse que celles-ci interpellent eux-autres députés qui font les lois. Car, il trouve que ces domaines méritent d’être suffisamment réglementés et encadrés par le législateur qui doit fixer de façon claire les conditions de jouissance des droits relatifs à la liberté d’association fixés par l’article 25 de la Constitution béninoise.

« Nous devrons revoir les textes pris par rapport à la liberté d’association et les adapter à nos réalités et à notre niveau de développement. Nous ne devons pas faire du copier-coller comme dans les pays développés», souligne le conférencier. «Dans les pays développés où le peuple a tout, tout n’est pas permis...Il faudra réfléchir et revoir notre mode de fonctionnement par rapport à un certain nombre de choses au Bénin», ajoute Lucien Houngnibo pour qui la démocratie n’est pas synonyme d’anarchie. Il invite le président Patrice Talon à aller plus loin en tapant aussi dans la fourmilière dans les hôpitaux où pour fait de grève, des travailleurs, des malades meurent. «Nous devons faire des lois pour règlementer, mais pas pour interdire.Si un étudiant ou un gréviste casse quelque chose pour fait de grève, justice doit être faite et il doit subir la rigueur de la loi», insiste-t-il. Lucien Houngnibo estime par ailleurs que la « rigueur » dont fait montre le président Patrice Talon montre que le mandat unique est ce qu’il faut pour le Bénin qui a besoin d’avoir des présidents de la République forts et rigoureux.

Lu 759 fois Dernière modification le mercredi, 12 octobre 2016 14:16

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