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Fronde communale : Le maire de la commune de Bonou destitué

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Publié dans Politique
vendredi, 23 septembre 2016 04:39

Alexandre Zannou n’est plus depuis jeudi 22 septembre, le maire de la commune de Bonou. Cet élu de l’Alliance nationale pour le développement (And) proche du camp présidentiel, a été destitué par ses pairs conseillers à l’issue d’une session extraordinaire du conseil dont le seul point à l’ordre du jour a été le vote de défiance à son encontre. Ce vote à bulletin secret a été sanctionné par six voix pour sa destitution et trois voix contre. Ainsi, ses collègues ont réussi à mettre en exécution leurs menaces qu’ils brandissent depuis quelques semaines.

Il faut souligner que c’est à la suite du constat d’échec de la tentative de conciliation du conseil communal de Bonou par le préfet de l’Ouémé, autorité de tutelle, que le maire sur instruction de celui-ci et en vertu de l’article 17 de la loi 97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes, a convoqué la session extraordinaire devant statuer sur le vote de défiance du maire Alexendre Zannou. Selon l’article 10 du décret 2005-376 du 23 juin 2005 fixant les modalités de destitution du maire, une fois la délibération de destitution transmise au préfet Joachim Apithy, celui-ci dispose de 15 jours pour prendre l’acte de constatation de destitution du maire. On rappelle que le 16 août dernier, 06 conseillers communaux de Bonou en désaccord avec la gestion du maire l’ont saisi pour demander la convocation d’une session extraordinaire du conseil communal afin de statuer sur un vote de défiance à son encontre avec ampliation signifiée au préfet par exploit d’huissier. Depuis jeudi 22 septembre, les affaires courantes sont gérées par le premier adjoint au maire, Emmanuel Zounmènou qui a été d’ailleurs le meneur de la fronde. Et ceci jusqu’à la prise de l’arrêté de constatation de la destitution du maire. Ce n’est qu’après cela qu’une nouvelle session extraordinaire sera convoquée pour procéder à l’élection du nouveau maire. Pour l’instant, les regards sont tournés vers le préfet de l’Ouémé pour la poursuite de la procédure.

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

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