Relevant les avancées notées dans le secteur de l’emploi au Bénin, lors de ses échanges avec les internautes, jeudi 17 janvier dernier, à travers la plate-forme Askgouv,
Laurent Gangbes, directeur de l’Agence de promotion des Investissements et des Exportations (Apiex), a indiqué qu’en 2018, il y a eu la création de 22.000 entreprises. Le nombre d’entreprises créées au Bénin croît depuis 2016 de 12 à 15% chaque année, défend-il.

« De manière très simple, pour créer une entreprise dans notre pays le Bénin, il suffit de se munir de sa pièce d’identité en cours de validité, de son acte de naissance, de sa photo d’identité et diverses informations liées à son adresse. Sans oublier les précisions sur les activités que vous voulez exécuter. Il s’agit d’un processus profondément simplifié par le régime actuel. L’Etat, à travers l’Apiex, a mis en place un dispositif d’accompagnement dans toutes les démarches administratives des entreprises. L’Apiex met à votre disposition l’ensemble des informations nécessaires à votre installation. Dans la sous-région, nous sommes parmi les pays où la création d’entreprise est le plus simplifiée».
Ainsi répond Laurent Gangbes, directeur de l’Agence de Promotion des Investissements et des Exportations (Apiex), à un internaute préoccupé par les conditions de création d’entreprise au Bénin. Au regard des réformes engagées par le gouvernement depuis son avènement, des facilités sont accordées aux créateurs d’entreprises. Toute chose ayant favorisé une croissance des entreprises dans le pays.
« Depuis 2016, le nombre d’entreprises créées dans notre pays croît de 12 à 15% chaque année. En 2018, il y a eu la création de 22.000 entreprises, un engouement à la création d’entreprises. Aujourd’hui l’allègement des impôts est fonction du nombre d’emplois créés. Il faut dire qu’au regard de ce que nous constatons sur le terrain, le chiffre de 200.000 emplois annoncé par le président de la République est même minoré », estime le directeur de l’agence pour apporter, par ailleurs, des éclaircissements à un autre internaute désireux de savoir le nombre d’entreprises qui se sont installées dans le pays et le nombre d’emplois directs et indirects générés depuis la création de l’Apiex.
Relevant les facteurs incitatifs à l’investissement au Bénin, Laurent Gangbes cite, entre autres, la révision du code des marchés publics pour le rendre beaucoup plus souple et transparent, l’assouplissement du code du travail surtout l’encadrement du droit de grève, la réforme du code foncier renforçant le droit à la propriété privée, la mise en place des tribunaux de commerce (preuve tangible de la protection des acteurs du business), la mise en place des structures de médiation s’agissant de contentieux fiscaux et douaniers, la loi sur le crédit-bail, l’amélioration du code des investissements pour stimuler les transformations locales, l’adoption du code du numérique, ainsi que la réforme au plan sécuritaire avec la création de la Police républicaine.
« Ce que nous mettons en place aujourd’hui facilite la création d’entreprises par la jeunesse. On peut citer les coûts faibles, la simplification des procédures, du conseil, de l’accompagnement… Le gouvernement a mis en place la banque des Pme pour permettre l’accès aux crédits. Vous savez, l’accès au financement est un frein au développement du business au pays. En tant que guichet unique, l’Apiex a toutes les informations à ce sujet », indique-t-il pour montrer toute la volonté du gouvernement à encourager la création d’entreprises viables par les jeunes.
Invitant alors la jeunesse à formaliser ses activités, il souligne que le gouvernement met en place toutes les facilités pour attirer tout le monde à investir au Bénin. La diaspora aussi est la bienvenue et très attendue pour le développement économique du Bénin, à son avis.
Il relève aussi, à travers ses interventions, qu’aucune discrimination n’est faite entre l’investisseur béninois et l’investisseur étranger. Cependant dans le domaine agricole, il note qu’aucune société dont le capital est détenu majoritairement par un étranger ne peut être propriétaire du foncier en zone rurale. Ceci pour protéger les terres qui sont parmi les plus fertiles au monde.
« L’Apiex est en réforme mais reste ouverte aux sollicitations des entrepreneurs. Nous souhaitons augmenter la capacité d’action de l’Apiex. Notre ambition est d’accompagner entreprenants et investisseurs dans tout le processus. Ceux qui ont pris par l’Apiex ces derniers jours ont dû remarquer les avancées même si nous pensons à mieux faire. Par exemple, l’Apiex est ouverte de 8 h à 16 h non-stop avec un personnel très disponible à vous trouver des solutions. Nous intervenons aussi dans la facilitation de l’exportation. Des fois, l’Apiex finance la certification. C’est le cas pour l’ananas », a dévoilé Laurent Gangbes, s’agissant de la mission de l’agence.

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