Des experts du commerce transfrontalier du Bénin et du Nigeria ont pris part, mardi 5 septembre à Cotonou, à une réunion conjointe des Comités nationaux de facilitation du commerce (Cnfc) entre les deux pays. L’initiative portée par l’alliance Bordeless vise à insuffler un nouveau dynamisme aux relations commerciales entre les deux parties par l’élimination de toutes les formes de barrière.

Le désir du secteur privé béninois est de moderniser les relations commerciales avec le Nigeria afin que les deux parties mettent en place un espace assaini et compétitif, débarrassé des entraves de toutes sortes et offrant des opportunités réelles aux entreprises. Côté nigérian, les ambitions sont similaires. C’est pourquoi, au sein des Comités nationaux de facilitation du commerce (Cnfc) des deux pays, on travaille à lever tous les obstacles qui empêchent la pleine jouissance des avantages offerts, aussi bien par le Bénin que par le Nigeria, sans oublier la possibilité de dynamiser le commerce transfrontalier et en faire un instrument au service des acteurs économiques.
En acceptant de se retrouver à Cotonou pour échanger sur ces questions, les experts des Cnfc des deux pays espèrent parvenir à des conclusions qui contribueront à insuffler un dynamisme dans les relations entre le Bénin entre le Nigeria.
Anthonia Ekpa, présidente du Cnfc du Nigeria et son homologue du Bénin, Thomas Agbéva, à l’ouverture des travaux de la réunion, ont largement insisté sur les solutions attendues de ces experts en vue de lever les obstacles qui ne permettent pas au secteur privé des deux pays de tirer pleinement profit des opportunités offertes par leurs marchés.
Ces obstacles sont multiples, et Thomas Agbéva, directeur de l’Agence nationale des transports terrestres (Anatt) en a listé quelques-uns. Les contrôles illégaux sur le corridor, les pratiques douanières non harmonisées, les longues procédures, l’absence d’interconnexion entre les deux administrations douanières, la contrebande, la corruption engendrée par certaines politiques commerciales restrictives, les prélèvements anarchiques, ne constituent pas, selon lui, un vecteur de croissance et ne sont pas un bon indicateur. Ainsi, suggère-t-il de profiter de la réunion de Cotonou pour « mieux faciliter les échanges et pour réfléchir à l’opérationnalisation des postes de contrôle juxtaposés ». Il est important, insiste-t-il, que les obstacles impactant négativement ces flux soient levés en termes de valeur ajoutée à tirer par les deux pays. Autant que ces personnalités, l’alliance Bordeless, très attachée au développement économique et prônant le besoin d’une meilleure synergie entre tous les instruments qui concourent au mieux-être des secteurs privés des deux pays invite ces experts à contribuer également, de par leurs apports et solutions, à améliorer les rapports entre les acteurs du commerce transfrontalier.
Pour y arriver, ces experts au cours de leurs travaux se sont penchés sur la présentation des recommandations de la caravane d’Abidjan, la présentation des barrières commerciales dans la traversée des frontières entre le Bénin et le Nigeria par les Cnfc des deux pays. Ils ont aussi échangé sur les problèmes recensés par les comités des deux pays avant de faire leurs propositions et recommandations.
Au nom du ministre en charge des Transports, Didier Yayi a salué l’engagement de certaines structures comme l’alliance Bordeless qui s’échinent à en finir avec les obstacles et entraves aux relations commerciales sur le corridor. Un moyen bien appréciable, note-t-il, de rapprocher les marchés, les zones de production et de consommation du Bénin et du Nigeria?

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