Les 10 heures de négociations menées le jeudi dernier par le ministre Lazare Sèhouéto semblent être à l’eau. Le personnel en grève exigent depuis ce mardi matin un procès-verbal qui engage les deux parties. Et promet de reconduire le mouvement de grève dès mercredi 25 octobre.

La crise sociale qui a court à l’usine de fabrique de sucre et d’alcool (Sucobé) à Savè est loin de connaitre son épilogue. A peine le week-end passé et les travailleurs mettent en doute la bonne foi de leurs employeurs chinois qui ont pris en location-gérance cette usine, fleuron de la coopération sud-sud entre le Bénin et le Nigéria.

A en croire le secrétaire général de l’un des syndicats, le Syntrasa, Julien Attolou, les travailleurs ne font pas confiance à l’employeur et exigent la signature plutôt d’un procès-verbal, rejettant le rapport issu de la séance de négociations présidée le jeudi durant 10 heures d’horloge par le ministre Lazare Sèhouéto

Le collectif des 283 agents de la Sucobé de Savè a 19  points de revendication et le tout premier est relatif au départ du directeur du personnel, le Chinois Zho Qi. Puis, ils dénoncent leurs employeurs chinois qui pratiquent des disparités salariales parmi les agents commis à la même tâche. Et le reversement à la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) de la part patronale  et autres prélèvements faits sur les salaires qui ne se font pas afin de permettre aux travailleurs de jouir d’une retraite paisible.

Alors, en attendant la signature d’un procès-verbal qui engagerait les deux parties, les travailleurs de Sucobé à Savè décident de la poursuite du mouvement dès ce mercredi, demain jeudi et vendredi prochains. Ceci, toutes les semaines jusqu’à satisfaction de leurs revendications.

 

 

 

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