Enfant touche à tout, adolescent curieux et très porté par les objectifs, adulte doué pour les arts photographiques. Ainsi se résume le parcours de Audace T. Aziakou. Jeune, plein de talents, mais également d’ambitions, il s’est lancé des défis qu'avec le temps il concrétise à petits coups.

Audace T. Aziakou est un talent en devenir qui se forge tout seul. L’objet de sa réussite, c’est la passion qu’il nourrit depuis sa tendre enfance pour les appareils électroniques en général. Au cours de son enfance, le jeune garçon calme et passionné par les travaux manuels, aime à se lancer des défis, cherche à comprendre le mode de fonctionnement des appareils électroniques. Il démonte et assemble les pièces de ces mêmes machines. Véritable touche à tout, il s’intéresse aussi à l’installation des ampoules domestiques et au branchement des appareils électroménagers. Un peu plus tard, et c’est sans doute là le point de départ de l’aventure, il manipule le «Nikon» de son père. Un photographe est né. Le jeune garçon fixe et capte tout. Il fige sur ses premières pellicules, des objets inanimés, et ne ratera plus dès lors, la moindre occasion pour s’y essayer encore. Cette passion à peine voilée va grandir en lui.

Loin de se limiter à la seule photographie, Audace T. Aziakou, aujourd'hui encore affiche sa passion pour la photographie, mais y associe par ailleurs la régie. Un tel métissage réussi, et son acharnement au travail lui vaudront de se faire repérer en 2009 par Fidèle Dossou. Il devient rapidement régisseur en chef. Et à ce titre, il commence à installer sur de petits espaces lors de représentations publiques, des matériels scéniques tout en s’occupant de la gestion sonore et des lumières, lors des événements culturels, concerts et autres. Il s’occupe de la lumière des salles de spectacle, ainsi que du tournage des vidéo-clips d’artistes locaux. A partir de 2011, poussé sans doute par l’audace et guidé par son amour pour les films, il se fait embaucher, multiplie les expériences et caracole au sommet de son art en développant ses talents dans plusieurs cabinets de télécommunication et auprès des plus grands opérateurs d’installations de la place. Quelques mois lui ont suffi pour s’imposer.

Dans la cour des grands

Désormais propulsé au grade de chef technique, mais aussi d’ingénieur en chef du son et de la lumière, il se retrouve en 2013 au sein du projet dénommé «Un espace pour la culture», qui vise la promotion culturelle au Bénin. S’enchaînent alors pour lui des expériences de haut niveau. Il se fait former par les régisseurs de l’Institut français de Cotonou et ceci lui permettra de s’occuper de la régie des concerts d’artistes réputés tels que Claudine François, Jah Baba, Angélique Kidjo ou encore le groupe Gangbé Brass Band. Son travail de régisseur lumière ne se limite pas qu'aux spectacles musicaux. Il lui est aussi fait appel lors des vernissages ou des représentations scéniques comme le conte théâtralisé «Danxomê-xo» mis en scène par Patrice Toton, les pièces de théâtre «Misère», «Sossoumassédé», ou encore «La sirène tricolore» … Toutes ces expériences dans le domaine du son et de la lumière, lui permettent de nourrir sa carrière de photographe professionnel.
Travaillant d’arrache-pied, il s’élève par échelons. ce qui lui vaut d’intervenir avec son objectif sur les deux éditions du festival de graffiti Regraff, en 2012 et 2013. Ses images y relateront la performance des artistes plasticiens tels que Marius Dansou, Schadrac Aïsso, Benjamin Déguenon…
Parmi les clichés de Audace Aziakou, on peut également noter des expositions du plasticien Dominique Zinkpè et des instants de la Biennale Dak'art 2014. Le jeune photographe pense qu’il n’y a «point de photo sans la lumière, car la prise de bonnes images est tributaire de la maîtrise de cette dernière». On peut retenir également de lui, sa participation à la réalisation photographique du document «Un espace pour la culture», sa collaboration avec l’agence culturelle Dekartcom.net et bien d’autres actions encore. Désireux d’acquérir une dimension exceptionnelle, il s’impose de nouveaux thèmes sur lesquels il planche. C’est ainsi que sur l’Afrique, il réalise des œuvres qui mettent en relief le lien unissant le continent noir à l’Occident. Dans «L’Africaine sensuelle», le jeune photographe immortalise la nudité de la femme noire, tout en révélant toute sa beauté et sa splendeur corporelle. Une exposition en ligne consacrée à cette dernière thématique est prévue du 15 janvier au 15 février prochain.

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