Le ministre en charge de la Culture a reçu à son cabinet, lundi 11 février, le réalisateur Sylvestre Amoussou pour lui faire part de la fierté et de la reconnaissance du gouvernement pour ses œuvres. La dernière, « L’orage africain, un continent sous influence », primée à la dernière édition du Festival panafricain du  cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) retient particulièrement l’attention du gouvernement qui a décidé de le gratifier d’un chèque de vingt millions de francs Cfa pour l’encourager.

Le Bénin a fait parler de lui à la 25e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) en mars 2017 en décrochant l’Etalon d’argent. C’est à travers le film « L’orage africain, un continent sous influence » du réalisateur Sylvestre Amoussou. Une première. Puisque de mémoire, le Bénin n’avait jamais réussi une telle prouesse. Prouesse qui, aux yeux du gouvernement, ne peut passer inaperçue. Il faut récompenser le mérite pour stimuler l’effort et engendrer la perfection. Tel est, pourrait-on dire, à écouter le ministre en charge de la Culture, Oswald Homeky, le leitmotiv du gouvernement et de son chef qui entendent, chaque fois que de besoin, distinguer les Béninois qui hissent le drapeau national par la qualité de leurs prestations.
Sylvestre Amoussou fait désormais partie de ce cercle qui ne cesse de s’élargir.
Et, c’est pour le lui signifier, d’autorité, que le ministre Oswald Homeky l’a reçu au nom du gouvernement. « Une icône du cinéma africain, un talent, un réalisateur de grande renommée », apprécie le ministre Oswald Homeky, évoquant son parcours. « Nous sommes fiers de ce que vous avez accompli dans le domaine du cinéma. Vous avez fait vos preuves et il est important que nous puissions matérialiser cela », salue le ministre. « Vingt millions comme modeste contribution à l’effort », dira-t-il, pour annoncer le montant du chèque mis à la disposition du réalisateur par son ministère. Puis, il demandera à Sylvestre Amoussou « de continuer par donner autant » à son pays le Bénin.
« J’ai cru que cela n’arrivera jamais… J’ai cru que mon pays m’avait oublié », introduit Sylvestre Amoussou pour dire sa gratitude. « Quand on est célébré à l’international et qu’on n’a pas de reconnaissance chez soi, on n’est pas vraiment heureux… Les actes comptent plus que la parole », indique-t-il ensuite.
Au-delà de la reconnaissance, ce que projette ce réalisateur qui présidera les jurys court métrage et films d’école en mars prochain à la 26e édition du Fespaco, c’est d’être davantage au service de son pays via le septième art. « Il sollicite l’apport du gouvernement pour que le Bénin brille » et voudrait, in fine, que la reconnaissance du mérite des acteurs culturels, créateurs de richesse devienne une tradition comme le fait déjà si bien le gouvernement depuis peu.
On devra rappeler que « L’orage africain, un continent sous influence » est un long métrage qui présente le continent sous un jour nouveau, celui où il est maître de son destin, débarrassé des sangsues et autres parasites étrangers qui plombent son envol.

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