La grande prêtresse Adélansi, haut dignitaire des cultes endogènes « Mami-Wata », a entamé les rituels liés à son retour des forêts sacrées du Ghana et du Togo dans le cadre de l’apparition mystérieuse au Bénin, de la pierre sacrée de la divinité « Ata-Kpessou ». Les festivités d’actions de grâce se déroulent à Porto-Novo et s’étalent jusqu’au mois de mars prochain.

Procession de retour et festivités au temple de la divinité « Ata Kpessou » au quartier Tokpota à Porto-Novo. Ce sont les temps forts de la cérémonie entamée par la grande prêtresse Adélansi, haut dignitaire des cultes endogènes « Mami-Wata » dans le cadre de la célébration de son retour des forêts sacrées du Ghana et du Togo suite à l’apparition mystérieuse au Bénin, de la pierre sacrée de la divinité « Ata-Kpessou ». Ces deux rituels sont les premiers d’une série qui s’étendent jusqu’en mars prochain.
Selon la grande prêtresse Adélansi, cette pierre sacrée qui lui est apparue mystérieusement, serait vieille de plus de 350 ans de l’histoire commune à plusieurs peuples de l’Afrique de l’ouest (Adja, Guin, Evé, etc.) concentrés désormais au Bénin. « Cette pierre sacrée qui m’est apparue est une pierre authentique qui, de par sa texture, sa forme, bref ses caractéristiques, s’identifie à la pierre sacrée qui était le symbole de la pureté pour nos ancêtres, il y a plusieurs centaines d’années », souligne-t-elle. Pour elle, la présence de cette pierre dans son temple rend davantage sacré son site où toute personne peut passer faire des demandes, des prières avec la certitude qu’elles se réalisent. Mieux, la prêtresse annonce pour bientôt une forêt sacrée consacrée à cette pierre mystérieuse qui sera un lieu de pèlerinage mondial. Ce qui va accroître, se réjouit-elle, le potentiel touristique et attractif du Bénin et fédérer tous les pays ayant cette culture, cette foi commune autour d’une fraternité solide. La grande prêtresse invite à la patience ceux qui veulent voir physiquement la pierre sacrée en question. Elle rassure que la présentation publique sera faite au moment opportun, en l’occurrence lors de la cérémonie dite Kpessosso, c’est-à-dire prise de la pierre sacrée. « Faire sortir maintenant la pierre sacrée pour les non initiés sans passer par les rituels dont j’ai parlé plus haut, est un signe de profanation », précise la prêtresse qui avait à ses côtés plusieurs hauts dignitaires des cultes endogènes dont des sages et têtes couronnées du Togo, du Ghana et du Bénin.

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