Le paysage culturel béninois vient de s’étoffer d’un nouveau projet. Il s'agit du Projet des arts de l’oralité et des scènes urbaines (Paosu). Porté par l’association socioculturelle Katoulati et son partenaire Iminrio, il vise à renforcer les capacités professionnelles des organisations culturelles, des acteurs culturels et des artistes du secteur des arts de l’oralité au Bénin.

Renforcement de capacités professionnelles de 12 artistes et de 12 responsables d’organisations culturelles suivi d’un séminaire pour restructurer le secteur des arts de l’oralité au Bénin ; création de classes artistiques thématiques dans 12 écoles dans 12 communes à raison d’une commune par département; et le soutien à l’organisation de quelques activités des Rencontres internationales des arts de l’oralité (Riao) édition 2019 dans 5 villes du Bénin avec la participation d’au moins 10 femmes. Ce sont les principales activités à l’ordre du Projet des arts de l’oralité et des scènes urbaines (Paosu) dont la cérémonie officielle de lancement est intervenue mercredi 9 janvier dernier. Déjà, l’appel à candidature pour les artistes désireux de participer à l’atelier de renforcement de capacités est lancé et court jusqu’au 22 janvier. L’atelier se tiendra du 10 au 19 février prochain.
Le Paosu est un projet des associations Katoulati et Iminrio. Deux associations qui s’engagent aujourd’hui, à travers le Paosu, à renforcer les capacités professionnelles des organisations culturelles, des acteurs culturels et des artistes du réseau de la Fédération béninoise du conte et des arts de l’oralité (Fébécao), afin de mettre en place des activités artistiques et socio-éducatives, de favoriser la promotion de la diversité culturelle, du dialogue interculturel, pour l'amélioration de la cohésion sociale et l’accès à la culture aux populations. « Par cette action, nous allons institutionnaliser la Fébécao et les Riao, et contribuer à l’éducation artistique en milieu scolaire en appuyant les classes culturelles prévues dans les réformes envisagées par le ministère du Tourisme, de la Culture et des Sports, de même que les réformes du secteur éducatif prônant l’éducation artistique, et plus loin, les politiques culturelles et éducatives des communes », indique le coordonnateur de l’association Katoulati, Patrice Toton,
coordonnateur du Paosu. Son homologue de l’association Iminrio, Koudoussou Laourou ajoute: « Nous souhaitons créer autour des classes artistiques et des Riao une dynamique fédérant autour des mêmes objectifs, des artistes, leurs œuvres, les écoles et les communes, et les acteurs étatiques, institutionnels, sociaux, de même que les partenaires techniques et financiers ».
Il est à préciser que le Paosu est financé à 80% par "Culture at Work Africa" et l’Union Européenne.

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