Le Laboratoire d'Etudes africaines et de Recherche sur le Fâ (Larefâ) a procédé, mercredi 12 décembre dernier, à l’Université d’Abomey-Calavi (Uac) au lancement du premier numéro de la revue Jogbé. La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre en charge de l’Enseignement secondaire, Mahougnon Kakpo, directeur de publication de cette revue et des autorités de l’Uac.

Suggérer des voies et démarches pour penser et enseigner les humanités dans une perspective africaine. C’est l’objectif de la revue Jogbé dont le premier numéro a été lancé, mercredi 12 décembre dernier, à l’Université d’Abomey-Calavi par le Laboratoire d'Etudes africaines et de Recherche sur le Fâ (Larefâ). Il est dirigé par le ministre en charge de l’Enseignement secondaire,
Mahougnon Kakpo, professeur titulaire des universités du Cames et directeur scientifique du Larefâ. Publié aux éditions des Diasporas, ce premier numéro de la revue Jogbé est un outil de la reconquête du monde, selon son directeur de publication, le ministre Mahougnon Kakpo. C’est ainsi qu’il a exprimé sa gratitude à tous ceux qui ont contribué à la réalisation de ce rêve. Selon lui, c’est dans le but d’amener les chercheurs à approfondir les recherches sur la culture africaine que cette initiative a été prise le 1er février 2015. A l’en croire, il s’agira de montrer que le vodun est un patrimoine authentique au-delà de toute conviction religieuse. Pour lui, il importe aujourd'hui de faire le point des connaissances et, avec une conscience épistémologique, de séparer le bon grain de l'ivraie. « Telle est la mission que se donne Jogbé, la revue des humanités », a-t-il précisé.
Présentant cette revue qui aborde plusieurs thématiques liées au vodun, le professeur Olabiyi Yayi pense que cette publication réhabilite le vodun en contre-attaquant les préjugés sur lui. Selon lui, c’est une revue qui entreprend un assainissement très important et établit une volonté d'apporter une réplique à tous les préjugés dont fait objet le vodun.
A cette occasion, le professeur Flavien Gbéto, doyen de la Faculté des Lettres, Langues, Arts et Communication (Fllac) a exprimé sa satisfaction face au travail qu’abattent les enseignants-chercheurs, les doctorants et les jeunes chercheurs depuis la création du Larefâ. Selon lui, ceux-ci mettent en évidence leur savoir-faire pour nourrir la science et renforcer les contenus éducatifs tout en participant au développement global de la société. Pour lui, les articles publiés dans ce numéro, venant d'obédiences scientifiques et de courants de pensées divers, témoignent de la qualité des membres du laboratoire et de la richesse intellectuelle des auteurs. « Avec ce premier numéro de la revue Jogbé, la voie est ouverte. Vous pouvez continuer sans craindre le moindre trébuchement dans la recherche et l'encadrement des jeunes qui sont sous votre responsabilité » a-t-il déclaré.
Abondant dans le même sens, le recteur de l’Université d'Abomey-Calavi, Maxime da Cruz, a félicité le Larefâ pour ses actions au service de la communauté scientifique sous le leadership du ministre Mahougnon Kakpo qui, malgré ses charges actuelles, s'évertue à rehausser l’image de l’Uac. Selon lui, la grandeur d’une université réside dans la publication des documents de grande valeur. C’est pourquoi il pense que cette parution révèle le Larefâ et ses acteurs au monde entier. « Cette revue est un foisonnement intellectuel qui fait la fierté de notre université et de notre pays », a-t-il reconnu.
Convaincu de l’importance de cette publication, le Larefâ prend date pour rééditer un deuxième numéro intitulé « Noms de peuples, de personnes ou de lieux comme vecteurs de connaissances en Afrique » l’année prochaine.

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