Le groupe musical Teriba ouvre l'année 2019 avec un nouveau projet. Dénommé FÂme, combinaison de Fâ et de femme, ce projet fait le lien entre la culture à travers la science divinatoire Fâ et la gent féminine dans son évolution. Le projet est fait de spectacles où musique et art plastique (sonorité et visuel) serviront de canaux.

De février à mars 2019, le projet FÂme va se propager à l'interne avant de se porter, après mars, vers des horizons extérieurs. Cette initiative du groupe Teriba se concrétisera par des spectacles. Un mélange de vibrantes sonorités et d'arts plastiques. L'initiative vient, à en croire le groupe, en hommage à la nature et à la gent féminine. C'est une connexion entre la musique Teriba, le Fâ et la femme. « Autant le Fâ est la colonne vertébrale de notre culture, autant la femme est la colonne vertébrale de l'humanité », soutient Tatiana du groupe Teriba. Elle ajoute que l'essence de la musique de Teriba, c'est le naturel. A travers ce projet, Teriba se rapproche donc de son identité. « Nos spectacles vont s'inscrire dans le même style, notamment de la percussion, du vocal et un instrument acoustique, en l'occurrence la guitare... A travers ces spectacles, nous aborderons des thèmes qui sont en rapport avec la femme dans son évolution et ce qu'elle représente. On fera le lien entre comment la femme évolue dans la société et le Fâ qui est notre science divinatoire et notre identité profonde », fait savoir Tatiana.
L'originalité de ce projet tient de ce qu'il opère un lien culturel intrinsèque entre deux richesses d'une part et d'autre part en ce qu'il servira à sensibiliser filles et femmes sur leurs valeurs et sur les bonnes conduites qui sont attendues d'elles. Aussi, les hommes seront-ils sensibilisés sur la nécessité de bien entretenir la femme. «Comme on le dit, si tu restes fidèle aux valeurs et principes du Fâ, tu trouveras le bonheur. C'est pareil pour la femme. Un homme qui entretient sa femme et sait lui donner toute sa place, préserve un trésor inestimable », explique Tatiana.

A deux, et l'aventure
se poursuit

« Nous sommes aujourd'hui à deux, mais nous allons survivre, nous voulons que la musique Teriba survive », s'engage Tatiana. La rumeur sur la crise au sein du trio Teriba se confirme. En dépit du départ volontaire d'une sœur d'arme, Zékiath, pour ne pas la nommer, le groupe Tériba demeure et reste déterminé à faire parler de lui dans le monde, à laisser à la postérité un héritage. En effet, celle-ci a décidé de se séparer du groupe pour des questions de convenance. «Elle reste notre sœur, c'est quand même dix ans de vie ensemble», rassure Carine.
Bien que touché par le départ de Zékiath, le groupe n'entend pas baisser les bras. Bien au contraire, c'est pour les deux tenants, un nouveau défi. Celui de faire vivre et rayonner Teriba pour celles qui sont parties, celles qui sont là aujourd'hui et celles qui viendront demain. « Nous sommes là pour maintenir cette identité que Teriba a gagnée dans l'univers culturel. Nous voulons laisser à la postérité un héritage, faire en sorte que Teriba ne soit pas rattaché à des noms ou à des visages, mais que Teriba demeure pour les générations à venir. Pour Zékiath, pour toutes les autres qui sont parties et pour celles qui viendront, nous devons continuer », martèle Tatiana. « Teriba demeurera et continuera d'offrir de la musique, de l'émotion à ses fans. Avant le lancement de notre premier album, nous étions huit. Trois se sont désistées. Et rappelez-vous dans nos premières productions, nous étions cinq et quand nous étions à cinq, nous avons produit de la musique à cinq. Nous sommes devenus trois et nous n'avons pas manqué de produire de la bonne musique. A deux, nous continuerons à le faire. Encore qu'il y a de nombreuses personnes qui veulent rejoindre le groupe. Donc Teriba a de l'avenir. Avec ou sans, nos visages, la musique de Teriba survivra. Comme la musique de Poly Rythmo, qui survit bien que tous les membres fondateurs ne soient plus présents. Teriba sera toujours un groupe féminin, un groupe de voix, un groupe de percussion », assure Tatiana. Loin de se fermer, le groupe Teriba s'ouvre.

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