Les auteurs d’œuvres de l’esprit se lancent dans une campagne de sensibilisation sur le recouvrement des redevances de droit d’auteur et droits voisins. C’est l’objectif de la quinzaine nationale de la musique béninoise qui a été lancée, lundi 5 novembre dernier, à Cotonou.

Plusieurs villes du Bénin accueilleront les manifestations officielles entrant dans le cadre de cette 7e édition de la quinzaine nationale de la musique béninoise du 5 au 18 novembre. 

Ismaël Saïzonou, artiste musicien, président du comité d'organisation, a exposé lors de la cérémonie officielle de lancement, l’importance de l’initiative placée sous le thème « C'est là où vous avez votre trésor que vous avez votre cœur». Selon lui, l’initiative vise à inciter les promoteurs de chaînes de radio et télévision, ainsi que les bars à consommer non seulement les œuvres de l’esprit mais également, à honorer leur engagement de reverser des redevances de droit d’auteur et droits voisins aux artistes. Une manière de valoriser la musique béninoise à travers leur programmation exclusive pendant cette période et au-delà.
Le représentant des artistes, Thomas Houngbédji alias
Azémanhoun-Gbèvi, se dit ému par l’initiative qui se perpétue chaque année et qui, affirme-t-il, apporte beaucoup au bien-être des artistes. Eugène Atondé, président de l’Association nationale des opérateurs privés touristiques du Bénin (Anopritob), réaffirme l’engagement des consommateurs d’œuvres de l’esprit à toujours continuer à reverser les redevances. Il invite les initiateurs de la quinzaine à s’enquérir par moment de l’état et des conditions de fonctionnement de leur structure dont le chiffre d’affaires n’est toujours pas constant comme beaucoup le pensent.
Le représentant du directeur général du Bureau béninois du droit d’auteur et des droits voisins (Bubedra) affiche la disponibilité de la structure intermédiaire entre les deux acteurs, à accompagner les uns et les autres dans un partenariat gagnant-gagnant. Dieu-Donné Sokpo convie les artistes à faire preuve de professionnalisme dans la production des œuvres dont, avoue-t-il, certaines ne permettent pas de rester dans un partenariat productif.
Quant au parrain de l’évènement, Messan Folly-Bèbè, il a appelé à la vulgarisation des textes régissant la redevance des droits d’auteur et droits voisins car, précise-t-il, beaucoup de Béninois ne maîtrisent pas le contenu et s’étonnent parfois lorsque ces droits leur sont réclamés.

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