Pour faire connaître la saveur, l’histoire et les vertus du thé chinois, le Centre culturel chinois a organisé, hier lundi 24 septembre dans ses locaux, un salon de découverte : un instant d’exposition et de dégustation. Cet événement fort simple a suscité l’intérêt de plusieurs personnalités béninoises et de membres du corps diplomatique accrédité au Bénin.

«A la recherche de parfums du thé ; la culture du thé chinois», c’est le thème de l’exposition qui a réuni au Centre culturel chinois (Ccc) une foule impressionnante venue découvrir le thé chinois dans la soirée d’hier lundi 24 septembre, jour où se fête la mi-automne en Chine et en Asie. «C’est une fête au cours de laquelle les Chinois ont coutume de se rassembler sous la lune pour déguster du thé ou de l’alcool. C’est pourquoi, les invités ont été disposés autour d’une table comme en famille, avec des lunes artificielles au-dessus d’eux », a expliqué le directeur du Ccc Wei Jun.

Cinq experts du ministère chinois de la Culture ont pris part à ce salon sur le thé chinois. Une activité qui s’inscrit non seulement dans le cadre du trentième anniversaire du Centre culturel chinois au Bénin mais aussi dans le sens du renforcement des liens culturels entre la Chine et le Bénin.
Savourer le thé chinois relève de tout un art. «Avant de le déguster, il faut observer le thé. Une fois infusées, les feuilles sont ouvertes. La forme et la couleur originaires du thé sont alors perceptibles. Ensuite humer l’odeur du thé. Son odeur est aussi intéressante que sa saveur. Vous prenez la tasse avec le pouce et l’index et tenez le fond avec le majeur, puis vous buvez trois petites gorgées de thé. Vous allez découvrir des goûts et des arômes magnifiques de cette plante», renseignent des affiches exposées au Ccc et illustrées par une experte chinoise. «Au-delà d’une dégustation, il s’agit d’un instant de convivialité, d’échanges, d’union et de communion mais aussi de partage. Il s’agit du partage d’un patrimoine culturel millénaire que la Chine nous apporte», a déclaré le conseiller technique du ministre en charge de la Culture, Richard Sogan. Le salon du thé a également été l’occasion de couper et de déguster le gâteau du trentième anniversaire du Centre culturel chinois au Bénin.

Le thé, une boisson à variétés multiples née en Chine

Le thé est un produit de grande consommation mais son histoire reste inconnue de la plupart. Dénommée la Terre de la civilisation, la Chine est connue pour sa culture spéciale du thé. La découverte du thé est même attribuée à l’empereur légendaire Shen Nong, des milliers d’années avant J-C. Berceau du théier, la Chine est aussi la patrie de la culture du thé. Le thé est très consommé en Chine et sa culture a connu un développement rapide. Aujourd’hui, le thé est consommé par plus de 3 milliards de personnes dans le monde et ce, dans plus de 160 pays.
Il existe plusieurs variétés de thé. Quatre ont été exposées hier au Ccc.
Le thé vert est un thé dont les feuilles, après la ceuillette, sont le plus souvent flétries et chauffées à haute température dans de grandes bassines placées sur le feu, afin de conserver sa couleur originelle. Il est aimé par les Chinois pour sa saveur aromatique, son goût moelleux et sa couleur très vive. Le thé rouge que les Occidentaux appellent le thé noir, est un thé entièrement fermenté (plus de 80%). La couleur rouge correspond à celle de l’infusion du thé. Sa fabrication connaît un processus complexe : flétrissage, roulage et fermentation. Le thé Wulong ou le thé bleu est un type de thé semi-fermenté entre le thé vert qui n’est pas oxydé et le thé rouge (noir) dont l’oxydation est complète. Il a donc une saveur fraîche et sucrée. Enfin, le thé blanc qui se produit uniquement en Chine. C’est le thé qui connaît la transformation la plus faible. Les feuilles sont simplement flétries et séchées au soleil. Il n’y a ni torréfaction ni roulage. Ainsi le thé blanc qui est recouvert encore d’un duvet blanc.
En Chine, le thé est utilisé non seulement comme une boisson mais aussi comme un produit curatif. A sa découverte, le thé avait d’ailleurs permis à l’empereur Shen Nong de se remettre d’une intoxication.

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