La phase nationale de la deuxième édition du concours inter-établissements de chant et danse sur l’hymne national en langues nationales s’est déroulée, samedi 12 mai dernier dans la salle de spectacles du Fitheb à Cotonou. Cette soirée a consacré un vainqueur pour chacune des trois langues retenues pour l’édition, notamment le fon, le bariba et le ditamari.

Les établissements récipiendaires du Trophée Gilbert Dagnon au titre de la deuxième édition du concours inter-établissements de chant et de danse dans les langues fon, bariba et ditamari sont connus. Au terme des exhibitions sanctionnées par un jury composé de cinq membres désignés séance tenante, le Ceg Godomey a été retenu pour ses performances en langue fon, le Ceg Bori de N’dali pour le bariba et le Complexe scolaire ‘’Les élites’’ de Natitingou pour le ditamari.

Organisé par l’Ecole africaine de danses cérémonielles et royales (Eadcr) Martin Ewassadja, le concours national a connu la participation de dix groupes représentants des collèges d’enseignement général (Ceg), des complexes scolaires (Cs) et lycées de diverses localités du Bénin. Il s’agit en l’occurrence du Cs Marie chant de grâce de Ouidah, du Lycée des princes de Fidjrossè, du Ceg Abomey-Calavi, du Ceg Bori de N’Dali, du Cs ‘’Les élites’’ de Natitingou, du Cs Espérance de Tori, du Cs La gloire et du Cs Aimé Césaire d’Allada, du Ceg Le Plateau d’Abomey-Calavi et du Ceg Godomey. Tous ces établissements ont été distingués pour leur courageuse participation et pour avoir eu le mérite de chanter et de danser selon la langue et la culture de leur terroir.
Cette initiative, selon son promoteur Roberto Ewassadja, directeur de l’Eadcr, répond au souci de hisser la culture au cœur de l’enseignement, de sensibiliser les apprenants à l’importance de nos valeurs culturelles, de susciter des talents et de préparer une relève de qualité. « Notre objectif, c’est d’amener tout Béninois, où qu’il soit, à connaître l’hymne national au moins dans une langue nationale. L’innovation que nous avons apportée cette année et que nous comptons réitérer, c’est la danse. Cela répond à la nécessité de valoriser nos danses traditionnelles, d’amener les enfants à aimer la culture béninoise et de faire éclore des talents. D’ailleurs, partout où il y a le chant, il y a aussi la danse », a expliqué Roberto Ewassadja.

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