Démarrée en mai 2017, la formation des apprenants de la première promotion du programme « Semis » organisée par l’association socio-culturelle et éducative « Germes de pensées » a pris fin, samedi 28 avril dernier à l’Institut français à Parakou. L’objectif, en renforçant leurs capacités, est de permettre leur insertion professionnelle et leur compétitivité sur le marché culturel mondial.

Pari gagné pour la comédienne, metteure en scène, directrice d’acteurs et présidente de « Germes de pensées », Mariam Darra Traoré et les membres de son équipe. La formation des apprenants de la première promotion du programme « Semis » dont elle a la charge, a pris fin samedi 28 avril dernier à l’antenne de l’Institut français à Parakou. Commencée depuis mai 2017, elle a permis aux jeunes acteurs, auteurs et metteurs en scène de renforcer leurs capacités. A même de pouvoir proposer désormais de très belles prestations, ils devront être plus que jamais compétitifs sur le marché culturel mondial. Leur insertion professionnelle doit pouvoir se faire sans difficultés.
Faisant le point de la mise en œuvre du programme, Mariam Darra Traoré n’a pas caché sa satisfaction. Son équipe et elle ont posé un pas, après l’avoir levé en mai 2017 et essayé de le maintenir au mois d’octobre de la même année. « Ce n’était pas évident. Nous avions eu la force, le courage et la motivation qu’il fallait. Avec le programme, on savait où on allait », a expliqué la chargée du programme. « Nous avions une idée de l’immensité de notre rêve, sans savoir avec quels moyens. Mais nous étions motivés pour aller jusqu’au bout », poursuit-elle. « Le fait d’avoir effectué les trois niveaux de la formation et réalisé une création, nous avons réussi quelque chose. Nous venons de finir avec cette promotion », se réjouit Mariam Darra Traoré.
Parlant des perspectives, d’autres activités sont déjà annoncées pour 2018, notamment une création. Il y aura aussi la diffusion du spectacle créé en 2017, puis le lancement de la formation des apprenants de la deuxième promotion du programme en 2019. « Aujourd’hui, c’est Parakou. Demain, ce sera pourquoi pas Djougou, Natitingou, Malanville, Savè, Pobè. Il faut qu’on montre que le Bénin ne s’arrête pas seulement à Cotonou. A l’intérieur du pays, il y en a qui ont également envie de faire carrière dans le théâtre. Ils ont aussi besoin de formation », insiste Mariam Darra.
Le directeur du Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb), Erick-Hector Hounkpè, et le représentant du maire de Parakou, Marcel Orou Fico, ont loué son initiative. « Pour avoir porté le projet, elle y a cru jusqu’au bout », a fait remarquer M. Hounkpè.
Abondant dans le même sens, le représentant du préfet du Borgou, Eugène Agboton, a reconnu que le programme « Semis » a permis l’éclosion des talents appelés à relever les nombreux défis de la culture béninoise. Pour eux tous, il ne reste maintenant qu’à attendre les résultats à moyen terme.
Le programme « Semis » est un programme de formation, de création, de diffusion et de rencontres professionnelles. C’est à travers des ateliers vivants dont le niveau 1 organisé en mai 2017 a regroupé quinze acteurs et le niveau 2, au mois d’octobre dernier, douze acteurs et quatre auteurs. Réunissant trois metteurs en scène, deux auteurs et dix acteurs, le niveau 3 a consacré la fin de la formation avec la restitution des trois spectacles créés au cours de la résidence qui a eu lieu du 16 au 28 avril dernier à Parakou.
Par ailleurs, Mariam Darra a témoigné sa reconnaissance à la Coopération Suisse grâce à laquelle le projet est devenu une réalité. Elle a également remercié le public qui, malgré le temps menaçant, a effectué le déplacement et est resté jusqu’à la fin.

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