La deuxième édition des journées culturelles des étudiants peuls, s’est déroulée, samedi 28 avril dernier sur le campus d’Abomey-Calavi. Au-delà des retrouvailles, les manifestations ont été centrées sur la promotion du patrimoine artistique et culturel fulani.

Animations culturelles à travers chants et danses peuls, promotion des richesses de l’art culinaire et des tenues vestimentaires peuls et conférence sur la culture peule. Ce sont, entre autres, les activités qui ont marqué la deuxième édition des journées culturelles des étudiants peuls de l’Université d’Abomey-Calavi.
A l’ouverture des festivités, le président de l’Association des étudiants fulbé de l’Uac, Boubaka Faroukou, a souligné la nécessité de promouvoir la culture peule. Il n’a pas manqué de déplorer l’ignorance dont les jeunes font preuve aujourd’hui vis-à-vis de leur culture au profit des cultures étrangères, voire des religions importées. Ainsi, justifie-t-il, c’est pour permettre aux jeunes peuls de ne pas perdre le contact avec leurs valeurs culturelles que ces activités sont programmées.
Abondant dans le même sens, Mariam Djaouga, ressortissante peule invitée aux manifestations, a noté qu’un peuple qui méconnaît sa culture est un peuple mort. Même son de cloche de la part du président de l’Association des étudiants peuls de l’Université de Parakou, Bello Moustafa qui ajoutera qu’il est vital de s’approprier la langue, la littérature, les arts relevant de sa culture.
Invitée aussi pour soutenir les étudiants peuls, Barkatou Sabi Boun a, en langue fulfulde, relevé l’importance de la promotion de toute culture : « Quelles que soient la beauté et la richesse de sa culture, si elle est cachée, personne ne saura l’apprécier ».
Pour le professeur Léon Bio Bigou, conférencier, la culture est comme une rampe de lancement. « Pour se développer, on ne peut en aucune manière se passer de la culture. C’est dans la culture que vous avez les sciences, la technique, la religion, la morale et la philosophie », insiste-t-il.
Le peuple fulani éparpillé un peu partout en Afrique détient une riche culture conservée depuis des lustres. Son patrimoine matériel et immatériel est composé, entre autres, de proverbes comme moyens d’éducation et de communication, des salutations particulières qui favorisent l’harmonisation sociale, des mariages traditionnels atypiques, des musiques traditionnelles et danses thérapeutiques ou de réjouissances, des mets intéressants dont le célèbre Wagashi Gassiré devenu un label international. Aussi, les Peuls se distinguent-ils des autres communautés surtout à travers leurs accoutrements traditionnels, leurs chapeaux, leurs parures et bracelets, leurs bâtons et houlettes.

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