L’Afrique a perdu tôt ce dimanche l’un de ses plus grands cinéastes. Idrissa Ouédraogo a tiré sa révérence à l’âge de 64 ans, des suites de maladie. Celui qui reste l’un des rares cinéastes africains à avoir travaillé à la Comédie française quitte définitivement le monde du cinéma et laisse derrière lui un impressionnant palmarès et des films aussi édifiants. De nombreux longs métrages sont en effet à son actif et avec lesquels il a remporté des prix sur le plan national et à l’international.

Son premier long métrage, « Le Choix », est sorti en 1986. Suivent « Yaaba » (1988) qui remporte le prix de la Critique au Festival de Cannes en 1989 et un autre prix dans un festival au Japon,  « Tilaï » (1990), le grand prix du Jury au Festival de Cannes 1990 et « L’Etalon d’or de Yennenga » en 1991 au FESPACO, « Samba Traoré » (1992), « Tanit d’argent » aux Journées cinématographiques de Carthage en Tunisie en 1992 et « L’ours d’argent » à Berlin, « Le Cri du cœur » (1994), « Kini et Adams » (1997), «La Colère des dieux» (2003) et « Yam Daabo », en 1986.

Une énorme perte pour tout un continent dont il a contribué à montrer les réalités au monde entier.

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