La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (Mesrs), Eléonore Yayi, a visité les infrastructures de l’Université nationale d’Agriculture (Una) installées à Porto-Novo, Sakété et à Kétou pour s’enquérir surtout de leurs difficultés.

La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Eléonore Yayi, a fait d’une pierre deux coups en visitant sur le terrain les infrastructures de l’Université nationale d’Agriculture (Una), en marge de la célébration de la 26e Journée mondiale des enseignants dont les manifestations officielles ont eu lieu les 4 et 5 octobre derniers à Kétou. Elle a visité le rectorat de l’Una à Porto-Novo et les infrastructures du centre universitaire de Sakété abritant l’Ecole des sciences et techniques de conservation et de transformation des produits agricoles. La délégation ministérielle a poursuivi sa tournée à Kétou qui abrite deux centres universitaires. Il y a le site du centre universitaire d’Idigny où sont installées l’Ecole de foresterie tropicale ; l’Ecole d’horticulture et d’aménagement d’espaces verts et l’Ecole de gestion et de la production végétale et semencière. Il y a ensuite le Centre universitaire d’Awaï qui abrite le vice-rectorat de l’Una; l’Ecole du génie rural; l’Ecole de gestion et d’exploitation des systèmes d’élevage et l’Ecole doctorale des sciences agronomiques et de l’eau. Ces écoles ont été visitées sur les 10 que compte l’Una réparties sur cinq sites. Les dix écoles universitaires comptent, selon le recteur de l’Una, Gauthier Biaou, au total 1171 étudiants au titre de l’année universitaire 2018-2019 ; une centaine d’agents et 95 enseignants toutes catégories confondues. L’Una est à sa cinquième promotion, depuis sa création, avec 207 diplômés sur le terrain.  Mais tout n’est pas encore rose, note le recteur. En tant que jeune université thématique, beaucoup de défis restent encore à relever pour rendre les différents sites universitaires agréables à l’académie et aux recherches scientifiques, observe Gauthier Biaou. Au nombre des problèmes qui plombent la bonne marche des activités, le recteur évoque surtout la situation des infrastructures du centre universitaire de Sakété qui ne répondent pas aux normes techniques. L’atelier de  travaux d’application des étudiants a été réalisé avec le courant domestique alors qu’il fallait des fils de gros calibre pour faire tourner les équipements. Il en est de même, souligne Gauthier Biaou, des installations de plomberie qui sont aussi défaillantes. Pis, le centre est dépourvu de point d’eau.

Espoir permis

La directrice de l’Ecole des sciences et techniques de conservation et de transformation des produits agricoles de Sakété, Flora Chadaré Assogbadjo, appuie les propos du recteur. Ce n’est pas aussi la joie sur les sites de l’Una à Kétou, surtout au centre universitaire d’Idigny où les étudiants et les enseignants parcourent au quotidien plus de sept kilomètres pour s’y rendre. Mieux, les problèmes d’eau se posent aussi avec acuité. Sur les huit forages prévus, un seul a été construit. La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a pu toucher du doigt toutes ces réalités. Eléonore Yayi félicite tous les acteurs de l’Una qui se battent au quotidien. Cela, en dépit des difficultés liées notamment à l’électricité, l’eau, aux équipements et aux résidences universitaires. L’autorité ministérielle encourage les uns et les autres à maintenir le cap. Car, l’Una, comme les autres universités thématiques, est inscrite au rang des priorités du Programme d’action du gouvernement (Pag). Lequel met l’accent sur la formation technique et professionnelle pour faire des jeunes de véritables agents de développement à travers l’auto-emploi. Eléonore Yayi se réjouit que les formations de l’Una cadrent bien avec les besoins sur le terrain. Elle rassure les autorités rectorales que le gouvernement jouera sa partition pour soulager leurs peines et renforcer ces formations à travers des travaux pratiques et d’application en atelier. Et ce, en vue de permettre à l’Una d’atteindre les objectifs fixés pour que les responsabilités soient clairement situées à l’heure du bilan.

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