L’Agence de promotion des investissements et des exportations (Apiex) organise depuis hier, mardi 8 octobre, deux jours de réflexions sur « Doing Business», à Cotonou. Cette rencontre dont les travaux ont été lancés par le ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement, sera une occasion pour l’Apiex d’échanger avec les investisseurs et opérateurs économiques autour de 11 indicateurs pris en compte pour l’élaboration du rapport de Doing Business de la Banque mondiale.

« Si vous êtes investisseurs nationaux ou internationaux, n’allez plus au ministère du Plan et du Développement, au ministère de l’Economie et des Finances, ni au ministère en charge du Commerce et de l’Industrie pour les formalités », déclare le ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané. Tous les opérateurs économiques, qu’ils soient nationaux ou internationaux, ont les solutions à leurs problèmes à l’Agence pour la promotion des investissements et des exportations (Apiex), ajoute-t-il.  
A l’ouverture des travaux des journées « Doing Business », le ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement a reconnu que le Bénin ne fait pas partie des 20 pays les plus réformateurs au monde dont cinq en Afrique. «Le constat est que nos résultats ne sont pas à la hauteur de ce qui est souhaité», regrette-t-il. Mais, il a promis que les réformes engagées dans les différents secteurs vont se poursuivre pour corriger les insuffisances relevées au niveau du pays.  
Abdoulaye Bio Tchané a invité les opérateurs économiques à continuer à investir massivement au Bénin dans les différents secteurs ; le gouvernement fera de son mieux pour améliorer le climat des affaires à travers des réformes.
Le représentant du représentant résident de la Banque mondiale au Bénin Magueye Dia, spécialiste du secteur privé, estime que les journées « Doing Business» de l’Apiex constituent une occasion pour communiquer avec les opérateurs économiques. Revenant sur les résultats du Bénin, il a souligné que des réajustements notamment des réformes institutionnelles sont nécessaires sous l’impulsion du gouvernement pour changer la donne.
Pour Magueye Dia, il se note une volonté politique en vue d’une amélioration du climat des affaires. Seulement, les réformes engagées, pense-t-il, sont insuffisantes pour atteindre les objectifs fixés. C’est pourquoi, il a invité le gouvernement à poursuivre les efforts avec le soutien de la Banque mondiale.
L’organisation des journées « Doing Business», selon le directeur général de l’Apiex, Laurent Gangbès, s’inscrit dans la droite ligne de la vision du président de la République, notamment la transformation structurelle de l’économie béninoise. Et dans cette logique, le secteur privé, estime-t-il, a un rôle important à jouer.
«Doing Business constitue pour nous un repère pour atteindre les objectifs fixés par le président de la République», a souligné le directeur général de l’Apiex qui note qu’il faut passer de la culture de contrôleur à la culture de bienveillance. Dans cette perspective, l’administration publique béninoise, à son avis, doit devenir une administration pro-business.

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