L’Université d’Abomey-Calavi abrite du 16 au 21 septembre prochain, le septième colloque des sciences, cultures et technologies de l’université. Cette année, la valorisation des résultats de recherches est au cœur de ces assises auxquelles prennent part, universitaires et chercheurs du Bénin et d'autres pays africains.

« La valorisation des résultats de recherche et de l’innovation technologique, un facteur de développement des nations », c’est le thème principal du septième colloque des sciences, cultures et technologies de l’Université d’Abomey-Calavi dont les travaux ont démarré, lundi 16 septembre, à l’Université d’Abomey Calavi, devant plus d’une centaine de personnalités de divers acabits.
Organisatrice de l’ombre de ces assises et promue il y a peu à la tête du ministère en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Eléonore Ladekan Yayi a eu le privilège de procéder au lancement des travaux. Occasion pour elle, de rappeler la prise de responsabilité des universitaires et chercheurs qui, faisant montre d’humilité, ont décidé de relever les défis de leur temps et d’agir pour la valorisation des résultats de recherche et de l’innovation technologique. Pour ce qui est du thème choisi, il est pertinent et traduit, assure la ministre, «les ambitions de développement nourries par le gouvernement pour une utilisation optimale des résultats de la recherche scientifique ». Il est important pour les universités de valoriser les fruits de leurs recherches dans le but d’accompagner le développement économique, enseigne Eléonore Ladekan Yayi. En cette matière, reconnaît-elle, le gouvernement béninois s’impose comme un accompagnateur du monde universitaire. Elle en veut pour preuve, la création de l’Agence béninoise pour la valorisation de la recherche et de l’innovation technologique logée au sein de son ministère. « Le gouvernement accompagne la volonté de l’Université d’Abomey-Calavi de contribuer au développement économique national en mettant à sa disposition, les différents résultats de recherche», poursuit la ministre qui apprécie notamment les objectifs de ce colloque. Autre élément de satisfaction relevé par elle, la qualité des participants. Leurs profils, expériences et parcours rassurent la ministre qui les crédite, dès l’entame, de riches et constructifs débats au cours des cinq jours de travaux.

Mieux valoriser la recherche universitaire

Félicien Avlessi, vice-recteur en charge de la recherche universitaire, révèle qu’au total, ce colloque prévoit dix conférences plénières, 951 communications orales et de nombreuses contributions des enseignants chercheurs. Intervenants et participants à ce colloque proviennent des universités privées et publiques du Bénin, des centres de recherche du pays, et d’universités de pays africains comme le Togo, le Cameroun, le Gabon, le Niger, le Tchad, la Belgique, l’Allemagne, la France…  Félicien Avlessi justifie le choix d’un tel thème par le désir de l’université de susciter les résultats des recherches académiques en général et en particulier ceux qui ont des applications dans la résolution des défis de développement. Une rencontre d’échanges entre chercheurs de tous horizons et de diverses disciplines pour contribuer à la vulgarisation des résultats de recherche, des innovations technologiques… soutient-il. « Le chercheur ou l’enseignant chercheur devrait avoir pour priorité la valorisation de ses recherches, véritable baromètre de l’impact de la recherche sur le développement », insiste-t-il, par ailleurs. Pour lui, en effet, le problème de valorisation des recherches est devenu très important et le moyen le plus sûr d’organiser le transfert des inventions depuis les laboratoires des universités jusqu’aux industries est de susciter le débat autour.
Pour le recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, Maxime da Cruz, « La valorisation des résultats de la recherche a été pendant longtemps négligée dans la majorité des universités africaines ». La raison, c’est d’après lui, la négligence, la méconnaissance des étapes qui conduisent au brevetage des inventions…  «La question que ce colloque veut résoudre, c’est comment permettre aux différentes équipes de recherche de valoriser » les résultats des recherches, révèle le recteur. De nombreux résultats, considérés ailleurs comme un facteur pour l’industrialisation et le développement des nations dorment et ne sont pas brevetés, s’offusque Maxime da Cruz. Son souhait, c’est qu’il faille « mieux faire connaitre les travaux qui se déroulent dans  nos universités » et surtout, « mettre en place un mécanisme pour le financement de recherches universitaires afin que les universités jouent leur rôle de pourvoyeur de connaissances» afin que les espoirs des nations et des communautés ne tombent pas.

Évaluer cet élément
(0 Votes)
Lu 1115 fois