« La célébration de l’Aïd El Kébir est un grand moment de prière et de remerciement à Allah. Elle  couronne la pratique du cinquième pilier de l’islam », a expliqué l’imam El-Hadj Boukari Malik Moutawakil, dans son sermon, ce dimanche 11 août, lors de la prière marquant la célébration de la Tabaski. Réunis à l’Ecole primaire publique d’Agori-Plateau, les musulmans de la Mosquée centrale Médine II dans la commune d’Abomey-Calavi ont sacrifié à cette tradition. L’imam a rendu grâce à Allah pour avoir offert à ses serviteurs des périodes où ceux-ci ont l’opportunité de s’adonner aux bonnes actions en vue de se rapprocher de lui.
Selon lui, cette fête communément appelée Tabaski relie les musulmans à Abraham, le père du monothéisme et à l’ensemble de la communauté humaine. Il invite tous les musulmans à respecter les prescriptions du Coran en suivant l’exemple d’Abraham, l’ami d’Allah. « On voit donc le prophète d’Allah soumis entièrement à la condition humaine en vivant les questionnements existentiels qui se posent à tout être humain », a-t-il expliqué. A l’en croire, la fête du sacrifice n’est pas seulement le souvenir d’une époque mais le rappel permanent d’une histoire qui doit nourrir notre lutte quotidienne. « Nous avons encore beaucoup à apprendre à l’école d’Abraham et c’est là le vrai djihad », a-t-il poursuivi.
En vue de l’unité nationale et de la paix au Bénin, il invite toutes les communautés religieuses du pays à préserver les rapports de bon voisinage. Pour lui, la construction du pays nécessite l’union de tous ses enfants. «L’unité nationale nous préoccupe tous car les règlements de comptes ne sont pas favorables à la paix et à l’unité nationale » a-t-il indiqué.
L’imam El-Hadj Boukari Malik Moutawakil implore Allah, le tout-puissant afin qu’il fasse de cette fête une occasion de sécurité et de stabilité pour tout le Bénin et tous les pays du monde entier. Il prie aussi Allah d’assister et d’éclairer les dirigeants à divers niveaux à travailler pour le renforcement de la paix et de la quiétude au Bénin. « Nous prions Allah, qu’il donne de la droiture à ses gouvernants, augmente la lucidité de ses savants, la générosité de ses riches et l’ambition saine de la jeunesse », a-t-il conclu?

Christian HOUNONGBE

Les fidèles musulmans appelés à agir avec bonté à Akassato
Parés de leurs plus beaux habits, les fidèles musulmans de l’arrondissement d’Akassato (commune d’Abomey-Calavi) ont pris d’assaut la place Idi de la localité pour commémorer l’Aïd el-Kebir. Il sonnait, environ 9 heures 15 min, ce dimanche matin, quand l’imam de la mosquée centrale d’Akassato, Miflinso Latifou, a entamé la prière publique donnant ainsi le top des festivités. Et cette prière n’a duré que cinq minutes. Ces moments de concentration permettent aux fidèles musulmans de raffermir leurs liens avec Dieu.
Après la prière, place a été faite au sermon de l’imam. Il s’agit d’un discours prononcé en arabe puis interprèté en français par Lawal Taïrou, imam de la mosquée Internat-Zopah, et secrétaire général de la communauté musulmane d’Akassato.
Durant sa prédication, l’homme de Dieu a rendu grâce à Allah pour ses bienfaits et surtout pour avoir permis à tous les musulmans présents de sacrifier à la tradition. Il rappelle les versets coraniques qui instituent cette fête ainsi que ceux qui énoncent les comportements qu’un bon musulman doit adopter en cette période et au-delà. A en croire l’imam, le coran recommande au fidèle de faire du bien à l’égard de ceux qui font du bien envers lui. Au-delà, « la véritable bienfaisance, poursuit-il, c’est rendre le bien à quelqu’un qui vous a fait du mal». Miflinso Latifou a par la suite listé les catégories de personnes à qui le bien est destiné. Il appelle également les fidèles musulmans à agir avec bonté, surtout à l’égard des non musulmans. Après son sermon, l’imam central d’Akassato a posé l’acte tant attendu qui est l’immolation du bélier.
Selon Lawal Taïrou, l’animal est sacrifié après la prière, conformément aux prescriptions du prophète Mohamed. « Celui qui fait ça, est en harmonie avec notre tradition. Mais celui qui immole l’animal avant de prier, c’est de l’aumône qu’il a sacrifiée… », explique-t-il. Après l’immolation par l'imam, les fidèles musulmans ont repris le chemin de leurs domiciles respectifs dans le but d’aller sacrifier également à cette tradition, fêter en famille et partager la bête immolée et autres repas avec leurs amis, qu’ils soient musulmans ou non.
Signalons que la prière musulmane de ce dimanche a été rehaussée par la présence des autorités locales à divers niveaux et des têtes couronnées d’Akassato.
Ariel GBAGUIDI (Stag.)

La Tabaski se poursuit dans les maisons
La place Idi de la mosquée centrale du quartier Gbégamey a été prise d'assaut, ce dimanche 11 août, jour de la fête de la Tabaski par les fidèles musulmans. Dans la liesse, ils se sont mobilisés autour de leur imam, pour la grande célébration. La fête s'est poursuivie dans les maisons après la prière à la place Idi, non seulement au quartier Gbégamey, mais également à d'autres endroits. A la place Idi de la mosquée centrale de Gbégamey, les fidèles musulmans, très concentrés sur le déroulement de la cérémonie ont spontanément, après l'immolation du mouton, répondu en chœur, lorsque l'imam a soulevé le couteau qui a servi à tuer l'animal,  « Allah Akbar ». Cette cérémonie d'immolation qui se déroule chaque année après l'Aid el filtr a précédé le sermon prononcé en arabe puis traduit en français et en yoruba. Dans son message, l'imam a  rappelé l'importance de cette fête pour les musulmans. Il s'agit donc de rester en perpétuelle  écoute d’Allah, en recherchant l'équilibre entre la course à la vie, la course au matériel et aux biens d'ici-bas.
Ainsi, chacun, devrait abandonner les mauvaises habitudes qui souillent le corps, la prise de boissons alcoolisées et autres comportements qui sont en déphasage avec les prescriptions du prophète Mahomet, selon Abiodoun Nassim. Ce dernier entend regagner sa maison pour s'occuper de ses animaux et partager la viande avec les membres de sa famille, ses connaissances et amis du quartier qui l'ont toujours soutenu.
La fête, faut-il le souligner, va se poursuivre dans les maisons. L'on peut remarquer à travers le quartier, le transport de béliers qui seront sans doute immolés par ceux qui ont pu s'en acheter lors de cette fête. Ce sera l’occasion des ripailles,  rappelle Fadil Aliou, quinze ans, venu prier avec ses parents ce matin. Il n'occulte pas le partage de la viande effectué par ses géniteurs, à chaque fête de la Tabaski. « Mes parents, a-t-il insisté, reçoivent des invités, leurs familles ainsi que les amis qui leur rendent visite ». Ainsi, la réception de divers hôtes marquera cette fête de la tabaski?
Alexis METON

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