Les cadres du ministère de la Justice et de la Législation ont procédé, hier jeudi 18 juillet, à la revue au 30 juin de leur Plan de travail annuel. Un exercice qui, selon le ministre Maxime Séverin Quenum, leur permettra d’évaluer l’exécution des tâches et de déterminer les perspectives pour l’atteinte des objectifs.

« Evaluer les avancées réalisées par les différentes structures du ministère ; identifier les facteurs limitant les ambitions expérimentées dans le Pta et faire les ajustements nécessaires pour garantir de meilleures performances à la fin de l’année ». Telle sont les tâches assignées aux participants à la revue au 30 juin du Plan de travail annuel du ministère de la Justice et de la Législation. Pour ce faire, ils ont à leur portée le rapport d’exécution du Pta ; le point d’exécution des projets du ministère au 30 juin 2019 ; le Tableau de bord des indicateurs au 30 juin 2019 ; le point de mise en œuvre des recommandations de la revue du Pta au 31 décembre 2018 et le point d’exécution du plan de passation des marchés au 30 juin 2019.
La revue trimestrielle est en effet un exercice qui répond aux principes de bonne gouvernance. Le rapport d’exécution du Pta au 30 juin, soumis aux participants pour examen et validation, a été élaboré grâce à l’appui de tous les gestionnaires de crédits qui ont transmis à la Direction de la programmation et de la prospective (Dpp), les rapports d’activités de leurs structures respectives. La Directrice de la programmation et de la prospective du ministère de la Justice et de la Législation, Arlette Lydie
Hounsou, a d’ailleurs saisi l’occasion de la revue pour inviter à plus de célérité pour le respect des délais réglementaires. Elle a également réitéré son accompagnement à tous les acteurs concernés pour l’atteinte des objectifs fixés. Pour le ministre de la Justice et de la Législation, Séverin Quenum, la revue est un exercice déterminant. «Ce travail est important parce qu’il sert à procéder aux ajustements nécessaires… C’est un instrument scientifique qui sert à évaluer l’exécution des tâches qui permettent d’asseoir et de manifester l’action politique au sein du secteur de la Justice…», a-t-il indiqué.

Faire mieux !

Appréciant le rapport d’exécution, le ministre de la Justice et de la Législation, Sévérin Quenum, a déploré la faiblesse du taux d’exécution qui avoisine les 20% pour un taux d’engagement de base de 25%. Pour lui, la revue trimestrielle offre l’occasion d’examiner les obstacles et les difficultés avec la plus grande objectivité afin de déterminer les voies et moyens pour améliorer les donnes. Par ailleurs, le ministre fait savoir que cette revue permettra de déterminer le prochain budget du ministère. Evalué à 8.715.643.000 Fcfa milliards hors charges salariales, l’actuel budget paraît dérisoire pour l’autorité d’autant plus que les actions du ministère de la Justice sont essentiellement sociales et requièrent des ressources conséquentes. « Il importe donc que vous puissiez dégager les pistes et les moyens qui nous permettent d’avoir une marge budgétaire plus large afin que nous puissions impacter nos populations», a-t-il souhaité.
Le ministre s’est, par ailleurs, réjoui des heureuses perspectives que dépeignent les différents rapports. « Je vous exhorte au sérieux pour qu’au sortir de cette séance, les difficultés qui peuvent être surmontées et les actions qui peuvent être rattrapées le soient. Que nous puissions développer d’heureuses perspectives pour notre département de sorte qu’à la prochaine revue, nous soyons fiers d’avoir fait les travaux préparatoires qui nous permettent d’atteindre ces résultats », a-t-il indiqué. Il invite ses collaborateurs à plus d’ardeur et de détermination au travail, à s’inscrire dans la vision de la bonne gouvernance, notamment de la gestion axée sur les résultats prônée par le gouvernement pour qu’en 2020, pendant que le pays célèbre 60 ans d’indépendance, le département de la Justice puisse présenter un visage plus reluisant.

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