Demain jeudi 11 juillet, la communauté internationale célèbre la Journée mondiale de la Population. Face à la presse hier, mardi 9 juillet, le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, a expliqué les grandes orientations de cette journée, les défis pour le Bénin et la vision du gouvernement.

Revisiter les promesses faites et les questions abordées lors de la Conférence internationale de 1994 pour la population et le développement. C’est ce à quoi sont invités tous les pays, cette année, dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la Population. Ce sera l’occasion d’évaluer les efforts consentis dans le cadre du programme d’action adopté par 179 pays, il y a 25 ans, et les engagements pris pour la promotion des droits des femmes et de leur santé reproductive dans les politiques et efforts de développement. « En effet, la Journée mondiale de la Population est une occasion dans l’année, un jour dans l’année, pour se rappeler toutes les problématiques autour de la population en Afrique et dans le monde. C’est une tradition qui a cours depuis 1989. C’est aussi le moment de se rappeler que derrière l’évolution de la population, il y a de vrais défis.
Chez nous au Bénin, par exemple, c’est l’occasion de penser à notre population en majorité jeune. Nous avons une population composée à 70% de jeunes (âgés de moins de 40 ans) qui sont confrontés à de nombreuses difficultés dans le domaine de l’emploi, la santé, l’éducation… », explique le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané. A l’en croire, le Bénin entend tirer avantage de la vigueur de sa population. « L’extrême jeunesse de notre population peut être une opportunité comme un frein. Nous voulons faire en sorte que la jeunesse de notre population soit un avantage pour nous, un capital pour nous », a-t-il déclaré. Et pour garantir le bien-être de la population, le ministre d’Etat fait savoir que le gouvernement est conscient des défis à relever : « Il faut agir sur le coût de l’éducation, le coût de la santé, faire en sorte que les femmes notamment les plus jeunes puissent avoir accès à la planification familiale... Tous les Béninois doivent avoir accès aux soins de santé…
Il faut poursuivre la lutte contre la précarité et la pauvreté extrême… ». Autant de chantiers qui, selon le ministre d’Etat, sont progressivement pris en compte par le gouvernement notamment à travers le projet Swedd développé depuis peu et qui vise l’autonomisation des femmes et les dividendes démographiques, le projet Arch et ses quatre axes que sont la santé, la formation, l’assurance et les micro-crédits… « Vous savez que notre ambition aujourd’hui est de faire en sorte que l’accès à la santé soit universel ; que tous les Béninois, où qu’ils soient et quel que soit leur âge, puissent avoir accès à des soins de qualité », a laissé entendre le ministre d’Etat.
Il est à noter que le Fonds des Nations Unies pour la Population organisera, en novembre 2019, une conférence internationale à Nairobi sur les questions de la population. « A l’horizon 2050, à l’échelle continentale, la population va doubler. Il y aura plus de jeunes en Afrique que partout ailleurs. C’est un vrai défi que nous aborderons à l’occasion de cette conférence », renseigne le ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané.

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