Le rideau est tombé, vendredi 5 juillet dernier, à Cotonou, sur la vingt-et-unième réunion annuelle statutaire des présidents des cours des comptes des Etats membres et des conseillers à la Cour des comptes de l’Uemoa. Des recommandations ont été formulées pour renforcer le contrôle de la gestion des finances publiques.

Des arrêts rendus dans la dynamique de mise en place d’un fonds jurisprudentiel financier public dans l’espace Uemoa ; des rapports de contrôle visant à améliorer la qualité de la gestion des finances publiques ; des suggestions relatives aux obligations du Pacte de convergence, de stabilité, de croissance et de solidarité dans l’Union et à la dette publique… Les juridictions financières de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) s’inscrivent dans une logique d’amélioration continue des pratiques professionnelles.
Au cours des trois jours de travaux à huis clos sous la direction  du professeur Kanvaly
Diomandé, la vingt-et-unième réunion annuelle statutaire des présidents des juridictions financières de l’espace tenue à Cotonou a passé en revue les systèmes de contrôle et les résultats obtenus au cours de l’année 2018. De même, l’état de mise en œuvre des vingt-et-une suggestions validées lors de l’édition précédente de la réunion statutaire a été examiné, selon la présidente de la chambre des comptes de la Cour suprême du Bénin, Ismath Bio Tchané Mamadou.
L’harmonisation des procédures et la fixation de normes communes de contrôle dans l’Union préoccupent les présidents des cours des comptes des Etats membres et les conseillers à la Cour des comptes de l’Uemoa. Pour ce faire, il sera proposé au Conseil des ministres de l’Uemoa, pour adoption, un nouveau manuel de vérification à l’usage des Cours des comptes avant la fin du mandat du Bénin à la présidence de cet organe de l’Union sous-régionale, à en croire
Malick Kamara Ndiaye, président de la Cour des comptes de l’Uemoa. Les assises de Cotonou ont réaffirmé le vœu que le Bénin et le Mali disposent enfin de leurs cours des comptes nationales respectives à l’instar des six autres Etats membres. L’adoption d’un statut de base des personnels (magistrats financiers) des cours des comptes pour mettre un terme aux disparités d’une juridiction à une autre, l’opérationnalisation de l’autonomie de gestion financière de ces juridictions financières, le renforcement des moyens consentis à ces juridictions au regard des nouvelles tâches de contrôle à elles dévolues, figurent parmi les recommandations.
Comme ses pairs, Ismath Bio Tchané Mamadou nourrit l’espoir que les mesures d’accompagnement nécessaires à la réussite des missions des juridictions financières, contenues dans le rapport général de la réunion, retiendront toute l’attention des membres du Conseil des ministres de l’Union. Car, la problématique du renforcement continu des moyens d’intervention au niveau des ressources humaines, financières et matérielles reste une préoccupation majeure au sein de l’Uemoa, pour faire fonctionner les outils et instruments des systèmes de contrôle de la gestion des finances publiques, justifie-t-elle.
La prochaine réunion statutaire se tiendra l’année prochaine à Bamako au Mali.

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