Dans l’histoire des nations, arrivent des instants magiques qui contribuent au cément national, au bonheur du vivre ensemble. Ce sont de ces instants qui consolident les liens d’un peuple qui, à l’occasion, bombe à juste titre le torse, se sent pousser les ailes et heureux d’appartenir à un même cercle. Cet instant, les Ecureuils l’ont fait vivre aux Béninois qui n’ont jamais autant vibré pour leur équipe nationale de football qu’aujourd’hui.

Grâce à leur prodigieuse qualification aux huitièmes puis aux quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations de football, Egypte 2019, qui a déjà valeur de victoire pour nous autres habitués à distribuer les points au cours de cette compétition et à rentrer au bercail sans jamais franchir le cap du premier tour. Mais franchir le premier, puis le deuxième tour… ? Une apothéose, en soi qui fait dire à ce garçon habitué à arborer le maillot du Real de Madrid qu’il est fier de porter désormais le maillot des Ecureuils. Cela ne pouvait mieux tomber, au lendemain d’élections législatives qui ont laissé comme un arrière-goût de cendre aux Béninois inconsciemment en quête d’une pichenette pour rebondir et rester mobilisés autour des enjeux de développement du pays. Il n’y a en effet que cela qui compte, le développement, aller de l’avant. Et la prouesse des Ecureuils, désormais révélés au monde entier, en est une des manifestations perceptibles. Car, il faut souligner que ce résultat est le fruit de la structuration mise en place au profit des joueurs, désormais chouchoutés et motivés comme cela se doit. La structuration, c’est aussi la motivation des supporters qui ont pu faire le déplacement du Caire avec l’appui des ressources financières du contribuable.  
La recette de cette bonne conduite des Ecureuils, tient également de l’état d’esprit nouveau qui caractérise les dirigeants du sport roi au Bénin. Deux faits majeurs ont impacté cet état d’esprit, mauvais jusqu’ il y a peu encore.
D’abord, il faut noter la sérénité qui prévaut désormais au sein de la fédération béninoise de football, grâce au leadership du président Patrice Talon, qui a œuvré personnellement afin que les guéguerres séculaires au sein de la famille du football cessent. Et, effectivement, à la suite de sa médiation, les querelles de chiffonniers auxquels les membres de la fédération étaient habitués, ont cessé ! Ensuite, les pratiques malsaines qui avaient cours autour des équipes nationales, surtout celles de football, ont pris fin depuis que la justice s’est saisie de l’affaire dite ‘’tricherie sur l’âge’’, sous la diligence du gouvernement qui a tenu à mettre fin à l’impunité et par ricochet aux manies et manigances des responsables du football béninois. Cette frappe pour l’exemple aura discipliné et amené à divers niveaux les dirigeants du football à se concentrer sur l’essentiel c’est-à-dire la gagne. Et si hier, il était loisible aux responsables du football d’intégrer dans le staff national et de faire voyager aux frais de l’Etat des individus qui n’ont rien à voir avec l’encadrement et le personnel d’utilité, comme il y en a eu par le passé, rien de tel n’est plus possible de nos jours. Autrement, ce serait aux risques et périls du contrevenant audacieux qui se serait permis, à l’ère du Nouveau départ, de perpétuer des manœuvres condamnables. C’est la preuve que la rigueur, impulsée par le président Talon à la gouvernance au Bénin, produit ses effets, et n’est de nature à déranger que ceux qui avaient pris l’habitude de se sucrer via diverses malversations aux dépens du pays?

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