Kokouvi EKLOU

Un crédit de 100 millions de dollars a été approuvé par le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale au profit du Bénin, le 1er juillet dernier, à Washington, pour améliorer l'accès aux services à haut débit dans les zones rurales et promouvoir le recours aux solutions numériques pour renforcer l’efficacité de certaines chaînes de valeur, l’inclusion financière et l’accès aux marchés.

Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé un crédit de 100 millions de dollars de l’Association internationale de développement (Ida) au profit du Bénin. Ceci en vue d’aider les autorités du pays à améliorer l'accès aux services à haut débit dans les zones rurales et à promouvoir le recours aux solutions numériques pour renforcer l’efficacité de certaines chaînes de valeur, l’inclusion financière et l’accès aux marchés.  C’est ce qui ressort du communiqué de presse publié par la Banque mondiale à cet effet.
Le Projet de transformation numérique des régions rurales, à travers lequel ces fonds seront investis,  permettra d’accroître la productivité et la compétitivité de deux secteurs clés pour la croissance : l’agriculture et les technologies de l’information et de la communication (Tic). Quatre chaînes de valeur sont au cœur des efforts, note le communiqué. Il s’agit du riz, du maïs, du karité et des légumes. L’objectif est d’améliorer l’accès des petits producteurs aux informations, aux services financiers et aux marchés et, ce faisant, d’accroître la productivité et les volumes de vente et réduire les pertes après récolte. Le projet aidera par ailleurs, selon les termes du communiqué de presse, le Bénin à améliorer la connectivité et l’accès aux services numériques dans les zones rurales, en renforçant le réseau en fibre optique de la ville de Parakou et en densifiant les infrastructures connexes dans et autour de Parakou. Près de 1,6 million de petits agriculteurs, et en particulier 1 million de femmes, seront impactés par le projet qui aura des effets positifs pour les 560 000 personnes travaillant dans les quatre filières concernées, dont 290 000 femmes.
« La plupart des petits agriculteurs ne savent pas se servir d’outils et de plateformes numériques, d’où un taux d’adoption extrêmement faible. Le projet viendra directement renforcer les infrastructures numériques et proposer des solutions alternatives à des services logistiques inadaptés. En permettant l’accès aux marchés de consommation à des prix compétitifs, il aura un effet positif sur l’économie agricole rurale », souligne Katrina Sharkey, représentante résidente de la Banque mondiale au Bénin.
Le projet prévoit également de favoriser la réhabilitation d’environ 600 kilomètres de pistes rurales et d’assurer l’entretien de 2 400 kilomètres de routes sur une période de quatre ans dans la principale zone de production concernée. En développant la connectivité numérique dans les communautés rurales et en apportant des solutions alternatives au raccordement à l’électricité, grâce à des panneaux solaires et d’autres options innovantes et durables, il contribuera à l’émancipation économique des agricultrices. Enfin, il promouvra l’adoption de services financiers numériques dans les zones rurales, en particulier par les femmes travaillant dans l’agriculture.
Le Projet de transformation numérique des régions rurales s’inscrit dans le cadre du Plan national du Bénin (2018-2025) et du Programme d’action du gouvernement (Pag 2016-2021) et est en cohérence avec le cadre de partenariat-pays de la Banque mondiale (Cpf 2018-2023). Il tient dans la stratégie d’ensemble de l’institution pour accélérer la transformation numérique de l’Afrique et contribue directement aux objectifs de son initiative destinée à aider le continent à partir à la conquête de l'économie digitale (DE4A). Cette nouvelle opération, qui s'articule autour de l’approche de maximisation des financements pour le développement, s’attache à lever des fonds privés et à optimiser l’utilisation des ressources publiques, lit-on dans le communiqué de presse.
Un appui considérable qui vient conforter le gouvernement dans son ambition de faire de l’économie numérique un levier de développement du pays.

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