La ministre en charge de l’Enseignement supérieur, Odile Attanasso et son collègue chargé de l’Enseignement secondaire, Kakpo Mahougnon, ont officiellement lancé au Collège d’enseignement général 1 (Ceg 1) d’Akpro-Missérété, ce mercredi 19 juin, les épreuves écrites du baccalauréat session de 2019. Au total, 100 017 candidats répartis dans 142 centres d’examen vont à l’assaut de ce premier diplôme universitaire sur toute l’étendue du territoire national.

Il sonnait 8 h 00 mn quand la ministre en charge de l’Enseignement supérieur, Odile Attanasso et son collègue chargé de l’Enseignement secondaire, Kakpo Mahougnon, ont donné le top des épreuves écrites du baccalauréat session de juin 2019 au centre d’examen du Collège d’enseignement général n°1 (Ceg 1) d’Akpro-Missérété retenu pour le lancement officiel au plan national. La première épreuve, celle de Français, a été symboliquement distribuée dans la salle n°3 de ce centre par les deux ministres qui avaient à leurs côtés plusieurs autres autorités dont le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy et le maire d’Akpro-Missérété, Michel Bahoun ainsi que des cadres de l’Office du baccalauréat. Ici, composent 749 candidats des séries C et D dont 304 filles répartis dans 22 salles.
Mais avant le lancement de la composition, les deux ministres ont tenu une séance de travail avec les superviseurs et surveillants de salles. Ils ont mis chacun d’eux devant ses responsabilités. Le ministre Kakpo Mahougnon s’est surtout adressé aux surveillants de salles qui constituent un maillon incontournable dans le dispositif de tout examen. Ils tiennent une place très importante en ce sens que ce sont eux qui sont directement en contact avec les candidats en salle. « Le travail auquel vous êtes conviés est un travail très délicat parce que si vous ne respectez pas les principes, les textes vous seront appliqués. Il est interdit d’entrer dans la salle avec les téléphones portables et de s’asseoir pendant la surveillance. Le plus important est que vous, surveillants, vous devez vous surveiller parce qu’il y en a qui ont des comportements peu acceptables et qui peuvent compromettre le second surveillant », insiste le ministre qui rappelle que de par le passé, des surveillants de salles ont été mis en prison parce qu’ils n’ont pas bien fait leur travail. Kakpo Mahougnon a alors invité chacun des surveillants à être vigilant. Le moindre incident, quel qu’il soit, doit être mentionné dans le procès-verbal de salle. Ce qui faciliterait, en cas d’incident, les enquêtes qui peuvent intervenir même après la fin de l’examen.
Il exhorte, dès lors, chaque surveillant à faire preuve de rigueur, de conscience et de responsabilité dans l’accomplissement de sa mission.

Surveillants de salle, pas de légèreté !

Selon lui, le bonheur des candidats et l’image du Bénin en dépendent parce que le baccalauréat fait partie de ce que notre pays vend à l’extérieur. La ministre Odile Attanasso a aussi abondé dans le même sens en invitant les surveillants à ne favoriser aucune tricherie. « Chacun doit jouer sa partition pour que nous ayons un baccalauréat sans faute et que les candidats qui vont réussir reflètent effectivement le niveau qu’ils ont et non les avantages qu’on leur aurait accordés au cours de la surveillance », fait observer Odile Attanasso qui souhaite que l’examen reflète le sérieux et la rigueur que le Bénin s’est imposé depuis toujours pour avoir le meilleur bac de la sous-région. La ministre a été surtout séduite par le pourcentage des filles tant au niveau du centre du Ceg 1 d’Akpro-Missérété qu’au plan national où on a 100 017 candidats dont 34% de filles. Pour elle, ce taux assez important montre que les efforts du gouvernement pour maintenir davantage les filles à l’école sont en train de porter leurs fruits. Odile Attanasso se dit davantage heureuse de constater que la plupart des filles se sont orientées vers les séries scientifiques, notamment C et D, des filières prioritaires pour le Programme d’actions, du gouvernement (Pag). En bonne mère de famille, elle demande aux candidats d’être sereins car le Bac est un examen et non un concours. Ceux qui arriveront à obtenir la moyenne seront déclarés admis. La ministre chargée de l’Enseignement supérieur encourage tous les acteurs du système de ce premier diplôme universitaire notamment les surveillants, les superviseurs et les correcteurs pour qu’au terme du processus du bac 2019, il y ait de bons résultats, un capital humain de qualité pour le développement du Bénin. Le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, salue aussi l’organisation pratique de cet examen et souhaite que les candidats de son département aient des résultats satisfaisants après la délibération.


Un candidat déchire sa copie et ses épreuves

Un candidat certainement surmené ou possédé s’est offert en spectacle quelque 10 minutes après le lancement de la première épreuve, celle de Français, au centre d’examen du Collège d’enseignement général 1 d’Akpro-
Missérété. Selon des témoins de la scène, il aurait commencé par déchirer sa feuille de composition et même les épreuves à lui remises. Le fait insolite a attiré l’attention des surveillants de salle qui l’ont vite maitrisé et confié aux responsables du centre. La délégation ministérielle qui était encore sur place, après le lancement du baccalauréat, a pu échanger avec le candidat en question pour comprendre ce qui n’allait pas. Mais il n’a pu poursuivre l’examen qu’il va certainement rattraper à la session des malades.

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