Nouvelle visite sur les chantiers du ‘’projet d’aménagement de voiries primaires, secondaires et tertiaires dans les villes de Cotonou, Abomey-Calavi, Sèmè-Podji, Porto-Novo, Parakou, Abomey, Bohicon, Natitingou et Lokossa’’, dénommé projet Asphaltage. Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable et sa délégation ont parcouru vendredi 14 juin, le lot 10 A du projet, notamment dans la commune d’Abomey-Calavi pour constater de visu l’évolution des travaux. Il y ressort quelques défaillances, mais dans l’ensemble, le ministre garde espoir.

Le lot 10 A de la phase A du projet Asphaltage dans la ville d’Abomey-Calavi sur un linéaire total de 26,12 kilomètres comprenant 18 rues avec 4,49 kilomètres à bitumer et 21,63 kilomètres à paver a été visité par le ministre du Cadre de Vie et du Développement durable, José Tonato. Il conduisait une délégation composée du préfet du département de l’Atlantique, du maire de la commune d’Abomey-Calavi et d’autres agents et cadres de son département. Les travaux se déroulent dans trois arrondissements d’Abomey-Calavi à savoir Godomey, Calavi-centre et Akassato et enregistrent un taux d’avancement physique de 16 % pour un taux planifié de 65 % contre un délai consommé de 46 %, soit dix mois sur vingt-deux. Il se dégage, donc un retard, par rapport au planning prévisionnel des travaux, de 169 jours. Mais l’entreprise a donné des garanties pour rattraper le retard, d’après François Agonmadjè, chef du projet asphaltage.
« 16 %, ce n’est pas reluisant. Mais ils sont en train de travailler sur un planning actualisé pour rattraper le retard », confie le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato. Toutefois, il estime que sur l’ensemble du projet, le gouvernement est parti pour révolutionner complètement le paysage urbain. C’est la raison pour laquelle José Tonato garde espoir en attendant que l’entreprise Hnrb ne mette les bouchées doubles pour corriger les imperfections constatées par le ministre et sa délégation. « J’ai le sourire parce que le projet asphaltage est une réalité concrète. C’est déjà neuf villes impactées. Le développement passe par l’infrastructure. Nous avons compris qu’il faut que nos villes aient le minimum pour se développer convenablement », a expliqué le ministre du Cadre de vie et du Développement durable. Selon lui, le projet Asphaltage est un projet beaucoup plus concret et il va avec l’éclairage public solaire, les aménagements d’espaces verts, les équipements sécuritaires, le mobilier urbain…

Impact du projet asphaltage

Soulignant que le chef de l’Etat attache du prix à la qualité, José Tonato martèle que l’asphaltage n’est pas seulement un projet d’infrastructure solide ou résiliente, c’est également de l’esthétique urbaine. « Nous voulons du beau. Le chef de l’Etat insiste là-dessus, qu’au-delà du durable, que l’esthétique soit assurée pour qu’on ait du plaisir à marcher sur les trottoirs… », a insisté José Tonato. A cet effet, des caniveaux préfabriqués ont été rejetés parce que faits avec des moules en bois, ce qui n’est pas dans le cahier des charges. Ce dernier impose des moules métalliques avec des lubrifiants nécessaires, selon les propos du ministre qui appelle également au respect des normes de sécurité dans les travaux.
Le préfet de l’Atlantique, Jean-Claude Codjia apprécie pour sa part, la sortie du ministre et se dit satisfait. « La phase de croisière va commencer vu que les entreprises sont marquées à la culotte », espère le préfet. Quant au maire de la commune d’Abomey-Calavi, Georges Bada, il y a plus d’espoir par rapport aux travaux engagés dans sa commune. Après avoir souligné que les peines des populations seront soulagées au terme des travaux, il souhaite que l’entreprise chinoise dote sa commune d’infrastructures de qualité comme celles qu’il a visitées au pays de l’empire du milieu.
L’impact du projet Asphaltage n’est plus à démontrer. « Si nous faisons les voies, les gens vont construire leur maison, ils vont aménager leurs boutiques, investir dans les services à apporter aux populations et aussi le foncier va reprendre de la valeur. Si le foncier reprend de la valeur, il y a une autre paire de manches pour les municipalités qui ont besoin de ressources pour entretenir les infrastructures », a détaillé le ministre José Tonato.

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