Dans le cadre de la revue du document de stratégie pays 2017-2021 combinée avec la revue de la performance du portefeuille pays 2019 de la Banque africaine de développement (Bad), s’est tenue, ce jeudi 6 juin à Cotonou, unesession politique consacrée à la validation des acquis. Il y ressort des résultats probants à mi-parcours qui augurent de l’atteinte des objectifs à terme.

« Après deux années d’exécution, l’évaluation de la stratégie pays 2017-2021 de la Bad est positive et indique que les objectifs du programme opérationnel à mi-parcours de la banque au Bénin sont en passe d’être atteints », apprécie Marie-Laure Akin-Olugbade, directrice générale Afrique de l’Ouest de la Bad. Elle saisit l’occasion pour adresser un satisfecit au gouvernement pour les « bonnes» performances économiques et financière enregistrées ces dernières années avec une croissance moyenne de 6 %. C’était hier à l’occasion de la session politique de la revue à mi-parcours du document de stratégie pays 2017-2021 combinée avec la revue de la performance du portefeuille pays 2019 de la Banque africaine de développement (Bad).
Le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, gouverneur de la Bad au Bénin, s’en félicite tout en faisant remarquer que le Bénin et la banque entretiennent de « très bonnes relations de coopération », avec un portefeuille actif comportant 15 projets dont 12 projets nationaux et 3 projets régionaux. « Le montant total de ces engagements est de 361,83 millions d’unités de comptes, soit 290 milliards de FCfa environ ; à la date du 31 mai 2019, le taux de décaissement global du portefeuille s’établissait à 30,24% », précise-t-il.
Grâce à l’appui de la Bad, note-t-il, 1350 hectares ont été aménagés pour la maîtrise d’eau ; 792,5 hectares de terres agricoles sont mis en valeur ; 620 hectares de plantations forestières sont réalisés ainsi que 50 000 hectares de forêts classées enrichies. Par ailleurs, la banque a contribué à implanter un nouvel abattoir à Cotonou et 10 aires d’abattage dans les villes de Parakou et Bohicon. Ces opérations ont engendré la hausse des revenus du monde rural avec la création de près de 2000 emplois directs et plusieurs milliers d’emplois indirects, selon Abdoulaye Bio Tchané.
Dans le secteur de l’énergie, la banque aappuyé en 2017, le financement du Plan d’action d’urgence du Gouvernement pour parer au déficit de l’énergie électrique, une opération qui a été renforcée par un deuxième appui budgétaire programmatique 2018-2019 avec la mise en œuvre du Programme d’appui à la compétitivité économique et l’amélioration de la gouvernance du secteur de l’énergie.

300 milliards à mobiliser

La directrice générale Afrique de l’Ouest de la Bad s’en réjouit mais estime que le cap doit être maintenu pour la période restante, car les défis et contraintes qui ont prévalu à l’élaboration de la stratégie en 2017 sont toujours d’actualité. Mais en plus des secteurs de l’agriculture, de l’agro-industrie, des transports et de l’énergie, la Bad compte ajouter l’eau et l’assainissement qui ont été jugés prioritaires par les autorités.Tout en les encourageant à poursuivre les réformes économiques et structurelles pour maintenir la stabilité économique et promouvoir une croissance économique inclusive créative d’emplois dans un environnement de paix, elle rassure du soutien de la banque.«A cet égard, nous envisageons de mobiliser environ 370 millions unités de compte soit 300 milliards F Cfa pour la période 2020-2023», annonce Marie-Laure Akin-Olugbade.
L’atelier stratégique tenu hier marque la dernière étape de la revue, le couronnement d’un processus participatif et inclusifayant mobilisé membres du gouvernement, acteurs du secteur privé et de la Société civile, partenaires techniques et financiers. Débuté depuis le mois de février dernier par la collecte d’informations auprès des ministères sectoriels et des différentes structures, il a été marqué par des activités majeures. Il s’agit de la visite de sites de certains projets financés par la banque, de la revue conjointe du portefeuille, des sessions d’échanges thématiques avec les différents ministères sectoriels, une formation fiduciaire à l’intention des cadres intervenant dans la chaîne de passation des marchés publics et de supervision des projets, précise Victorin Edé Yaovi, directeur général du Financement du Développement.

Évaluer cet élément
(0 Votes)
Lu 675 fois