La présidence du Conseil des ministres du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames) est désormais assurée par Marie Odile Attanasso, ministre béninois de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Elle a été élue au terme de la 36e session du Cames qui s’est tenue jeudi 30 mai dernier à Cotonou.

Le Bénin est une fois de plus honoré avec l’élection de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marie Odile
Attanasso, à la tête du Conseil des ministres du Cames. Ses pairs ont reconnu sa détermination à œuvrer dans la vision du Cames et son engagement à aller au bout des réformes. Le secrétaire général du Cames, le professeur Bertrand Mbatchi, n’a d’ailleurs pas manqué de saluer la compétence et la bravoure de la ministre qui a réussi à conduire, sans désemparer, des réformes difficiles dans le secteur de l’Enseignement supérieur ainsi que sa contribution à la promotion de la recherche.Toutes choses qui lui ont valu d’être élevée au grade de Commandeur de l’Ordre international des Palmes académiques du Cames, (Oipa/Cames). L’élection de Marie Odile Attanasso à la tête du Conseil des ministres du Cames est aussi justifiée par ses idées novatrices.
Le Conseil des ministres du Cames est en effet l’instance politique et décisionnelle de l’institution. Composé des ministres de l’Enseignement supérieur des pays membres, le Conseil des ministres du Cames définit la politique générale de l’organisation ; adopte les résolutions concernant les politiques d’Enseignement supérieur et de la Recherche ; examine et approuve le compte rendu des travaux du Comité des experts y compris les propositions de résolutions et recommandations; nomme le secrétaire général et les directeurs des programmes; adopte le budget et les textes fondamentaux du Cames. Le bureau du Conseil des ministres se compose d’un président et d’un vice-président. Marie Odile Attanasso assure désormais la présidence de cette instance après Ibrahima Cissé, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique de Côte d’Ivoire.
Par ailleurs, le Cames, lors de sa 36e session, a retenu des sanctions contre certains professeurs pour des faits de manquements aux devoirs éthiques.

A propos du Cames

Créé par les chefs d'Etat de l'Organisation commune africaine et malgache (Ocam) à la suite de la Conférence de Niamey de 1968, le Cames est chargé d’assurer la promotion et de favoriser la compréhension et la solidarité entre les États membres ; d’instaurer une coopération culturelle et scientifique permanente entre les États membres, de collecter et diffuser tous documents universitaires ou de recherche, de préparer les projets de conventions entre les Etats concernés dans les domaines de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de contribuer à l’application de ces conventions ; de coordonner les systèmes d’Enseignement supérieur et de la Recherche afin d’harmoniser les programmes et les niveaux de recrutement dans les différents établissements des pays membres. La convention portant statut et organisation de l’institution a été signée le 26 avril 1972 à Lomé. Le Cames regroupe 19 pays membres que sont : le Bénin, le Burkina Faso, le Burundi, le Cameroun, la Centrafrique, la République démocratique du Congo, la Côte d’Ivoire, le Gabon, la Guinée, la Guinée-Bissau, la Guinée équatoriale, Madagascar, le Mali, le Niger, le Rwanda, le Sénégal, le Tchad et le Togo. Il est constitué de deux instances que sont le Conseil des ministres, instance politique, et le Comité consultatif général, instance académique.
La 36e session du Cames qui s’est tenue à Cotonou a permis d’évaluer le plan stratégique du Cames 2015-2019 et de réfléchir au plan 2020-2022.

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