Jeudi 30 mai prochain, se tiendra à Cotonou la trente-sixième session du Conseil des ministres des pays membres du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames). En prélude à cette rencontre, les experts se penchent, du 27 au 28 mai, sur les grands dossiers à l’ordre du jour.

Examen de litiges dont le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames) fait l’objet, évaluation de la mise en œuvre du plan stratégique de développement de l’institution 2015-2019, relecture des textes juridiques, examen des procédures d’inscription aux concours et sur les listes d’aptitude et le programme de reconnaissance des diplômes… Tels sont les principaux axes du programme de la réunion des experts en prélude à la trente-sixième session du Conseil des ministres des pays membres du Cames prévue pour jeudi 30 mai prochain à Cotonou.
Depuis hier, les recteurs, chefs d’établissements d’enseignement supérieur, membres du Comité des experts du Conseil des ministres du Cames procèdent à l’analyse de chacun de ces dossiers afin d’en dégager les questionnements, les spécificités et les réponses à proposer à l’analyse du Conseil des ministres. L’orientation qui sera donnée à chacun de ces dossiers aura à l’avenir des répercussions certaines sur la qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique dans chacun des pays membres, a souligné la ministre béninoise de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marie Odile Attanasso procédant à l’ouverture des travaux. Elle a invité les participants à faire montre d’objectivité, de discernement et d’un sens de responsabilité élevé dans leurs réflexions. Celles-ci touchent à la définition des politiques d’éducation et, partant, de développement des pays membres du Cames, tout progrès dépendant de la qualité des ressources humaines mises sur le marché du travail.
« Notre ambition sera satisfaite si au sortir de cet exercice, avec le comité des experts, le Cames se dote de nouveaux leviers de gouvernance ou les consolide aux fins de renforcer sa compétitivité à l’échelle de son espace en particulier et à l’international en général, selon la vision du Cames du futur contenue dans les recommandations issues des réflexions menées dans le cadre de la célébration du cinquantenaire en 2018 », indique Bertrand Mbatchi, secrétaire général du Cames.Pour ce faire, après l’élection du bureau du Comité des experts, les participants passent au peigne fin le rapport d’activités 2018 du secrétaire général, le rapport financier 2018 et celui du commissaire aux comptes. Un nouveau projet de Plan stratégique de développement du Cames (Psdc) pour la période 2020-2022 devrait être adopté ainsi que le projet de budget exercice 2020, après l’évaluation du Psdc qui arrive à son terme.En se prononçant sur les critiques formulées à l’encontre du Cames par des promus de l’institution, les experts proposeront un projet de résolution portant modification du Code d’éthique et de déontologie.
L’utilisation des méthodes innovantes de mobilisation des fonds de financement du Psdc, les textes juridiques et administratifs relus, le projet de règlement intérieur du sommet des chefs d’Etat, la problématique du passage au 100 % numérique pour le concours d’agrégation de médecine et productions animales, les labels Cames, sont également des points essentiels au menu des discussions prennent fin ce jour.
La réunion des experts précède celle des partenaires techniques et financiers et celle du Conseil de l’Ordre international des palmes académiques du Cames (Oipa/Cames) prévues pour ce mercredi 29 mai avant la tenue du Conseil des ministres qui se penchera, jeudi, sur l’ensemble des dossiers débattus.

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