L’Assemblée nationale, 8e législature, compte désormais deux groupes parlementaires. Le dernier-né a vu le jour ce mardi. Dénommé groupe «Union progressiste », il est composé de 47 députés et présidé par Marcellin Ahonoukoun.

Le groupe parlementaire ‘’Union progressiste’’ est porté sur les fonts baptismaux avec des objectifs et ambitions clairs. Il entend faire surtout de la 8e législature, un modèle de rupture avec les travers et déviances observés depuis 1991. En d’autres termes, il s’agit de poursuivre l’assainissement de l’espace politique national, à travers la modernisation du travail parlementaire et la réduction drastique des écarts entre les préoccupations de la représentation nationale et les problèmes concrets des citoyens. « L’Assemblée nationale doit cesser d’être une institution de plus, budgétivore à volonté, installée dans le confort douillet de son statut, loin des préoccupations de nos populations et orientée plus vers l’animation des polémiques autour des concepts de philosophie et de sciences politiques, que vers l’identification et la levée au plan législatif des goulots d’étranglements des efforts quotidiens de notre peuple vers plus d’épanouissement culturel, social, économique et politique », précise Sèdami Fagla Mèdégan qui a lu la déclaration à la tribune de l’hémicycle. Le groupe parlementaire ‘’Union Progressiste’’ entend poursuivre, approfondir et parachever la réforme du système partisan enclenchée par la loi n° 2018-23 du 17 septembre 2018 portant Charte des partis politiques et le nouveau code électoral. Il incombe aux élus, à en croire Sèdami Fagla
Mèdégan, la responsabilité d’écouter davantage le peuple. « Notre peuple, en effet, n’a pas toujours compris les motivations et le sens des réformes qui ont été engagées au niveau de l’Assemblée nationale. Il nous faut davantage d’écoute et de pédagogie, pour autant qu’aucune réforme fondamentale, orientée vers l’avenir, ne saurait requérir une adhésion spontanée des principaux bénéficiaires sans une telle approche », poursuit-elle. Le nouveau groupe parlementaire s’engage à prendre sa part du feu pour le développement du Bénin. « Les enfants du Bénin debout, peuvent et doivent faire du Bénin un pays de démocratie, de droits de l’homme, de cohésion sociale, bien gouverné et dont la prospérité économique est équitablement partagée par tous les citoyens en général, et principalement par les couches vulnérables et pauvres », assure Sédami Fagla Mèdégan. En tant que «parti de transformation sociale orienté vers la justice sociale, la réduction des inégalités sociales et un développement durable », le groupe parlementaire « Union progressiste » se veut une majorité de 47 soldats au front, en première ligne dans le combat pour la démocratie, le progrès économique et la paix sociale. La naissance de « Union progressiste » porte désormais à deux le nombre de groupes parlementaires que compte la 8e législature après la création lors de la séance plénière du lundi dernier, du Bloc républicain composé de 36 députés et présidé par l’honorable Jean-Michel Abimbola.

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