Le Conseil des ministres de ce mercredi 15 mai a décidé d’octroyer une autorisation à titre dérogatoire à la Centrale d’achat des médicaments essentiels (Came) pour s’approvisionner auprès des industries pharmaceutiques locales.

A la suite des efforts déployés pour assainir le secteur pharmaceutique, le gouvernement, dans sa volonté de sécuriser les sources d'approvisionnement en médicaments, a retenu des critères spécifiques pour les fournisseurs. Ceux-ci doivent désormais, pour opérer sur le territoire béninois, justifier d'une certification de bonnes pratiques de fabrication et/ou de distribution délivrée par une autorité de réglementation pharmaceutique d’un pays membre de l’International conference of harmonisation (Ich) et/ou d’une pré qualification de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms). Ces informations ont été rendues publiques à l’issue du Conseil des ministres de ce mercredi 15 mai. Le processus de pré qualification, indique le compte rendu de cette séance, est un service fourni par l’Oms pour évaluer la qualité, l’innocuité et l’efficacité des produits médicaux en se basant sur les normes pharmaceutiques internationales.
Par ailleurs, poursuit le communiqué, « les réformes pharmaceutiques en cours devraient, à terme, permettre le développement de l'industrie pharmaceutique locale répondant aux normes et standards internationaux ». Mais en attendant, le gouvernement béninois a autorisé la Came à continuer de s’approvisionner auprès des industries locales de production qui en manifestent l’intérêt, tout en exigeant la qualité recherchée des produits. « L’intérêt de notre pays à accompagner ces industries pharmaceutiques locales réside dans la perspective de réduire sa dépendance vis-à-vis de l'extérieur », précise-t-on. Ces industries locales bénéficient d’une dérogation de cinq ans au bout desquels elles doivent fournir les preuves que leurs procédés sont conformes aux critères spécifiques fixés par le gouvernemen.

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