Le président de la Cour constitutionnelle a reçu, hier mercredi 15 mai à son cabinet, trois missions internationales d’observation électorale. Ces délégations sont venues transmettre au président de la Cour constitutionnelle les conclusions préliminaires de leur mission et leurs rapports d’observation dans le cadre des élections législatives du 28 avril dernier.

« Nous avons constaté l’évolution des réformes en République du Bénin par rapport à l’endiguement de la corruption. Ce qui est d’ailleurs inscrit au Pag. Par la suite, une loi a été votée au Parlement. Il n’y a pas eu de refus, il y a eu juste une seule abstention. Chemin faisant, il y a eu un revirement des acteurs par rapport à ladite loi », fait savoir Placide Boganda, porte-parole de la Mission conjointe de l'Union des jeunes de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Uj-Cémac) et de la Plateforme des Ong africaines pour la promotion de la démocratie et de la bonne gouvernance quant au contenu du rapport de mission. Il ajoute que ce rapport a été élaboré sur la base de principes objectifs. Et c’est pour transmettre ledit rapport au professeur Joseph Djogbénou, qu’une délégation conjointe des deux missions était à son cabinet. « La Cour constitutionnelle étant la structure faîtière dans l’organisation des élections législatives, il était important pour nous de rencontrer le président pour lui donner notre rapport de mission et aussi l’écouter, avoir sa lecture de la situation par rapport au contexte général du processus électoral », explique Placide Boganda. A l’en croire, le président de la Cour constitutionnelle a fait savoir qu’une élection sans contestation ne serait pas normale car la contestation montre la vivacité de la démocratie béninoise. Au demeurant, la délégation retient de ses échanges avec le professeur Joseph Djogbénou que le Bénin est un pays de paix et va le demeurer parce que la conscience collective pour la préservation de la paix est très forte, et cela a toujours été ainsi.

L’appel à la paix des Ong et associations africaines

Après la première délégation, le président de la Cour constitutionnelle a reçu la Mission internationale d’observation électorale des Ong et Associations africaines (Mioe-O2A) qui séjourne au Bénin depuis le 22 avril dernier. Cette délégation est également venue transmettre au président de la Cour constitutionnelle ses conclusions préliminaires. «Le 28 avril, jour des élections, nous avons eu à observer sur le terrain ; nous avons fait le tour des différents bureaux de vote. Nos délégations ont parcouru pratiquement tous les bureaux de vote sur tout l’ensemble du territoire béninois. Il était donc de notre devoir, à la fin de notre observation, de produire un rapport sanctionnant la fin de notre mission au Bénin. Et il était de bon ton que nous puissions échanger avec l’une des institutions fondamentales du pays », renseigne le porte-parole de la délégation, Éric Kouéssé Dionou. Cette mission n’a pas manqué d’évoquer également le contexte marqué par des contestations. A cette délégation, le président de la Cour constitutionnelle a adressé le message suivant : Une élection sans contestation serait une utopie. Pour le porte-parole de la mission, toutes ces contestations devraient se faire dans un cadre démocratique. «Les comportements non républicains, nous les condamnons de vive voix. Et nous rappelons aux acteurs que la paix est capitale, qu’il faut mettre tous les moyens en œuvre pour que le Bénin ne sombre pas. Il est du devoir de tous et de chacun de faire en sorte que ce beau pays ne puisse pas tomber dans la déchéance, dans l’anarchie. Et c’est pour cela que nous exhortons les autorités politiques à faire preuve de retenue et à tout mettre en œuvre pour sauvegarder cette paix et la démocratie chèrement acquise par le Bénin », a soutenu le porte-parole de la Mission internationale d’observation électorale des Ong et Associations africaines (Mioe-O2A), Éric Kouéssé Dionou.

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