Deux grands points ont marqué, vendredi 10 mai dernier, la première session extraordinaire de l’année 2019 du Conseil municipal de Parakou. Outre l’examen du coût de vente des parcelles de l’administration dans le cadre du lotissement des zones de croissance de Baka et de Comcoma, il y avait également l’étude et l’adoption d’un collectif budgétaire, exercice 2019.

Conformément à la loi des finances, les conseillers de la municipalité ont réexaminé le coût de cession des parcelles dans les lotissements des zones de croissance de Baka et de Comcoma, deux localités du deuxième arrondissement. Fixé à la somme de 1 million au départ, il passe dorénavant à 875 000 F CFA.
« Qu’il nous souvienne que lors de leur première session ordinaire tenue en mars dernier, les conseillers avaient fixé le prix de ces parcelles à 1 million de francs Cfa. Mais après, il y a eu un certain nombre de doléances parvenues à l’autorité et qui l’ont amené à convier les membres de son Conseil municipal à revoir ce montant à la baisse », a expliqué le premier adjoint au maire de Parakou, Ibrahim Chabi Mama. Les conseillers, poursuit-il, ont même souhaité que ce soit en dessous de ce prix. « Mais la Loi des finances a fixé le plancher des prix de cession dans la ville de Parakou et qui est de 875 000 F Cfa »,
a-t-il fait observer.
Quant au tout premier collectif budgétaire de l’année 2019, il passe de 5,5 à 6 milliards de francs Cfa. Cette augmentation du budget primitif est due à des ressources nouvelles issues des recettes que la mairie a enregistrées. Il s’agit notamment du marché relatif à la réfection des pistes de coton au cours de l’année dernière estimé à près de 119 millions de francs Cfa que la municipalité a gagné. A cela s’ajoutent les entrées que va générer la vente des parcelles administratives évoquées. Leur montant avoisine plus de 400 millions F Cfa.
Par ailleurs, avec à leur tête le maire Charles Toko, les conseillers se sont intéressés à l’état de l’ouvrage de franchissement reliant les quartiers de Banikani et de Titirou, après le drame survenu, suite à une pluie diluvienne, il y a quelques jours. Sa réhabilitation exigera près d’un milliard de francs Cfa. En attendant, les autorités de la municipalité exhortent les populations à la prudence.

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