A la faveur d’un point de presse animé, ce jeudi 9 mai à son ministère, Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé, s’est exprimé sur la gestion des cas de personnes blessées lors des violences électorales et postélectorales des 28 avril, 1er et 2 mai derniers.

Les présumés auteurs des violences électorales et postélectorales des 28 avril, 1er et 2 mai derniers ont-ils consommé du chanvre indien avant leur forfait ? En tout cas, c’est ce que révèlent des analyses toxicologiques réalisées sous contrôle judiciaire sur certains d’entre eux, blessés lors desdites violences et admis dans des formations sanitaires. Ces tests ont clairement « permis de mettre en évidence de la delta 9 tétrahydrocannabinol qui est une substance active du chanvre indien », a révélé le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, au cours de son point de presse d’hier jeudi. A l’en croire, ces analyses ont été réalisées simplement parce qu’un certain nombre de constats faits chez des blessés, ont attiré l’attention des agents sanitaires. Parmi ces constats, il y a « l’absence de sensibilité à la douleur et l’incohérence des propos chez certains cas reçus dans les formations sanitaires».
« Je profite de ce message pour rappeler aux populations (…) que l’usage courant de ces drogues est à l’origine, entre autres, de troubles de la vigilance, d’agressivité incontrôlée et même à terme, peut déboucher sur des troubles psychiatriques », a déclaré Benjamin Hounkpatin. Dès lors, il invite les populations à éviter « de suivre, sans une analyse rationnelle, des meneurs qui peuvent être, comme dans le cas présent, sous l’effet de substances psychotropes ». Aussi, dans son intervention, l’autorité ministérielle n’a-t-elle pas manqué de féliciter les agents de santé sollicités après les cas de blessures enregistrées pour la « promptitude » et « l’ efficacité dans l’octroi des soins adaptés aux différentes lésions ».

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