Lancé depuis quelques semaines, le processus devant conduire à l’élection des trois représentants des médias à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication suit son cours. 12 candidats ont déjà déposé leurs dossiers, selon Gaspard Adjamossi, président de la commission électorale autonome de la Haac.

La Nation : Le processus électoral pour l’élection des conseillers à la Haac a démarré depuis quelques jours. Quel point pouvez-vous en faire actuellement ?

Gaspard ADJAMOSSI : La Commission électorale autonome pour l’élection des conseillers à la Haac (Cea-Haac) a été installée le 29 mars 2019, et nous avons travaillé à l’adoption du règlement intérieur, du budget et aussi du calendrier électoral. Après cette étape, nous avons réalisé quelques audiences auprès de certaines institutions pour mettre à disposition le matériel électoral. Ensuite, nous avons lancé un appel à candidatures pour le dépôt des dossiers des candidats. Cette étape est achevée et nous avons reçu au total 12 candidatures dans différentes catégories dont 4 en presse écrite, 3 au niveau de l’audiovisuel et 5 au niveau de la catégorie technique. Nous avons étudié les dossiers et avons rendu publique la liste définitive des candidats retenus. Voilà où nous en sommes. Mais on devrait lancer l’inscription sur les listes électorales et la distribution des cartes d’électeurs. Si nous n’avons pas démarré ce processus, c’est faute de moyens.

Quelles sont les conditions à remplir pour être candidat ?

Les conditions sont nombreuses. Pour être candidat, il y a une série de pièces qu’exige le code électoral pour les élections des conseillers à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication. C’est environ 18 pièces allant d’une demande manuscrite au certificat de nationalité en passant par le casier judiciaire et autres. Il faut également justifier d’une expérience de 10 ans dans le domaine.

Qui peut voter ?

Peut voter selon le code électoral celui qui est détenteur de la carte de presse délivrée par la Haac. C’est la première condition et ensuite la seconde, c’est d’être de bonne moralité, ne pas être condamné à des peines infamantes. Nous sommes aussi en pourparlers avec la Haac, notamment la commission de la carte de presse pour qu’à défaut de l’obtention de la carte de presse par les personnes remplissant les conditions, vu que le processus est en cours, nous ayons une liste de ceux qui sont éligibles à la carte de presse afin de leur permettre de s’inscrire sur la liste électorale.

Qu’en est-il des difficultés de financement dont vous avez fait cas tantôt ?

Difficulté de financement, c’est trop dire. Il y a des structures qui doivent mettre à notre disposition les moyens pour qu’on puisse accomplir notre mission. Mais elles ne se sont pas encore manifestées. Je suppose que c’est le processus qui est en cours. On peut parler de retard, mais pas de difficulté à proprement parler. Donc, nous espérons que ces petits problèmes seront réglés incessamment pour que nous puissions avoir les moyens d’avancer.

Quelle sera alors la suite du processus ?

La suite, c’est l’inscription sur les listes électorales et la distribution des cartes d’électeurs. Après cela, nous allons ouvrir la campagne électorale qui est prévue en principe pour se dérouler du 16 au 30 mai. L’élection proprement dite est prévue pour le 1er juin. C’est pour cette date que le corps électoral est convoqué par l’Assemblée spéciale des Unions des associations professionnelles. Suivra enfin la proclamation des résultats définitifs de l'élection des 3 représentants de la presse au niveau de la prochaine mandature de la Haac.

Par rapport au calendrier électoral, vu que vous avez parlé de retard en ce qui concerne l’inscription sur les listes, est-ce qu’il y aura un décalage ou un possible report du jour de vote?

On ne peut pas a priori affirmer que nous pouvons respecter notre calendrier électoral. C’est trop tôt pour pouvoir se prononcer sur cette question. C’est évident, que nous allons procéder à un léger réaménagement. Maintenant, est-ce que l’élection se tiendra effectivement le 1er juin ? Je ne saurais le dire. Mais si d’aventure, nous disposons assez tôt des moyens, on peut rattraper le retard et tenir dans le calendrier. Ça peut arriver qu’on soit confronté à un éventuel report, même si on ne le souhaite pas. Dans ce cas, il revient à l’assemblée spéciale de décider s’il faut un report ou non?

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