La révocation de l’ex-maire de Cotonou, Léhady Vinagnon Soglo est légale. Ainsi en a décidé la chambre administrative de la Cour suprême qui a délibéré en audience publique, ce jeudi 11 avril, sur le recours de l’ancien maire de Cotonou visant l’annulation de sa révocation par le gouvernement. Léhady Vinagnon Soglo est ainsi enfin fixé sur son sort. Le délibéré de l’affaire était prévu pour tomber lors de l’audience du 21 février dernier. Mais cela n’a pu être effectif.

La cause a été renvoyée par la haute juridiction à ce jeudi 11 avril. Ce qui est désormais fait. Les carottes sont donc définitivement cuites pour lui puisque la décision de la Cour suprême n’est susceptible d'aucun recours. Cette décision balise désormais la voie à l’élection d’un nouveau maire à la tête de Cotonou, pour le reste du mandat du conseil municipal. Cette élection viendra mettre un terme à l’intérim jusqu’ici assuré par le premier adjoint au maire de Cotonou, Isidore Gnonlonfoun. Car, sans que le contentieux ne soit vidé, il ne saurait y avoir élection d’un autre maire. Cela, conformément à l’article 60 de la loi 97-029 portant organisation des communes en République du Bénin qui dispose qu’«En cas de décès, de démission, de suspension ou de révocation, le maire est remplacé provisoirement par le premier adjoint selon les modalités définies par le règlement intérieur du conseil communal. Le délai de ce remplacement peut excéder les 15 jours prévus à l’article 43 ci-dessus pour l’élection du nouveau maire, sauf les cas de suspension ou de révocation qui sont soumis aux délais contentieux ». L’élection du nouveau maire de Cotonou n’est donc plus qu’une question de jours au regard des dispositions légales.
Pour rappel, l’ex-maire de Cotonou, Léhady Vinagnon Soglo a été révoqué pour un certain nombre de manquements par le conseil des ministres en date du 2 août 2017, à la suite de sa suspension par le ministre de la Décentralisation d’alors, Barnabé Dassigli. N'ademettant pas de cette décision, il a décidé de porter le contentieux devant la chambre administrative de la Cour suprême à qui il demande d’annuler l’acte de sa révocation. Le contentieux qui a fait son petit bonhomme de chemin a livré son verdict ce jeudi 11 avril avec l’arrêt de la haute juridiction qui déboute le requérant.
Th. C. N

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