Cela ne se peut pas, c’est ainsi depuis des lustres, on a toujours procédé de la sorte, ça va être difficile, il n’est pas nécessaire de remettre en cause l’existant…Ce n’est là l’expression d’aucun pessimisme, mais la complainte des adeptes du statu quo. Ici comme ailleurs, aujourd’hui comme demain, il en sera ainsi des pusillanimes, parce qu’ils appréhendent le neuf assimilé à l’inconnu craint par faiblesse, et souvent parce que lesdits adeptes du statu quo, et du conservatisme de mauvais aloi, craignent que leurs intérêts soient dérangés, leurs acquis obtenus suivant des procédés dolosifs et inavouables.

Aussi, combattent-ils toute idée de réforme, par susceptibilité pathologique. Faut-il céder à une telle inclination, dans un pays comme le Bénin, où tout a été mis sens dessus sens dessous ? Il convient de souligner qu’aujourd’hui, s’il y a un débat d’idées à mener, il va se faire entre progressistes et ces conservateurs-là.
C’est le sens même de la Rupture prônée actuellement, et mise en chantier depuis le 6 avril 2016, avec l’avènement du président Patrice Talon, il y a trois ans. Il s’agit de rompre d’avec les mauvaises habitudes et renouer avec celles vertueuses, d’où le Nouveau départ. Il y a quelque chose de très chrétien dans cette démarche, voire même islamique à bien des égards, car elle renvoie à la rédemption des péchés prônée par le Coran et incarnée par l’avènement de Jésus-Christ et sa mise en croix synonyme de Nouveau départ pour tous les mécréants qui prennent foi en Dieu et font vœu dès lors de ne plus chuter, suite au rachat des péchés opéré par le Seigneur Jésus-Christ. Il est question d’ailleurs de Nouveau testament légué par Jésus pour indiquer la voie à suivre désormais pour ne plus se rendre coupable de chute…
Que l’on soit croyant ou mécréant, cela tient d’une logique. Et pour revenir à une dimension moins prosaïque du sujet, le Nouveau départ prôné par le président Talon vient en réponse « à la volonté de réformer qui a longtemps manqué à la gouvernance de notre pays », dixit-il, mais également «à l’urgence des chantiers fondateurs à ouvrir», convaincu qu’il reste que « rien de grand, rien de beau, rien de durable ne s’obtient sans l’effort requis, sans l’investissement obstiné, sans l’organisation rigoureuse… ».
Aussi, tel est son credo, encourage-t-il ses compatriotes à renoncer à la facilité, afin de contribuer aujourd’hui à « réparer le présent et semer pour demain afin que notre quotidien proche s’améliore et que nos enfants vivent mieux ». Une telle approche n’est pas assimilée de tous, surtout en raison de ce qu’il requiert quelques sacrifices, l’abandon des conforts habituels…Mais en trois ans de gouvernance, le mérite du régime Talon reste d’avoir tenu contre les forces de résistance au changement de paradigmes, car il suffit que l’opinion s’émeuve pour une raison ou une autre pour que toute velléité de réforme soit abandonnée. Suivant le mode de fonctionnement des gouvernements précédents, qui ont manqué d’assainir les finances publiques, de modérer le train de vie de l’Etat, d’ouvrir certains chantiers phares de construction d’infrastructures de route et énergétiques, de moderniser la gestion des déchets ménagers solides, d’améliorer le cadre de vie, de répondre à la nécessité de dématérialiser l’administration publique, d’impulser la politique idoine pour tirer le meilleur du tourisme, de mieux structurer l’action sociale...N’est-ce pas ce qu’on appelle du progrès ? C’est du moins, ce à quoi s’attelle le régime de Rupture, qui s’évertue à trouver les solutions les plus efficaces pour engager le pays à aller durablement de l’avant…Vous avez dit progressiste ?

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