Au rythme des travaux tous azimuts en cours actuellement dans le pays, il est incontestable que le Bénin de Talon mise notamment sur le développement de la route pour atteindre ses objectifs de
développement. Les différentes villes du pays présentent, peu à peu, un nouveau visage grâce à la mise en œuvre notamment du projet Asphaltage, un chantier phare de l’Exécutif béninois.

Sous les bruits assourdissants des gros engins manœuvrant sur la grande étendue de terrassement de la voie Natitingou-Boukombé-
Korontière, au nord-ouest du Bénin, le ministre des Infrastructures et des Transports se frotte les mains et marque sa satisfaction face à l’avancée des travaux. En visite sur le chantier de construction de cette route longue de 60 km dont les travaux ont été lancés en mai 2017, l’entrain des équipes de la société Sogea-Satom est remarquable. « Le travail qui se fait ici est assez impressionnant. Tous les ouvrages de franchissement sont presque terminés et de qualité acceptable », note Alassane Seidou avec satisfaction. Une avance est par ailleurs notée sur les délais de livraison de l’ouvrage. Ce qui n’est pas pour gâcher la joie du ministre. La voie Natitingou-Boukombé- Korontière, l’un des grands travaux prévus au Programme d’actions du gouvernement dans la région, est une infrastructure expérimentale, car elle se construit avec des matériaux granitiques locaux pour donner un soubassement plus solide que ce qui se fait d’habitude.
47 projets d’infrastructures routières au total dont 21 phares et 26 prioritaires sont inscrits dans ledit Programme, pour un coût global de 2 263 milliards de Francs Cfa. Somme astronomique qui laisse croire à une ambition hors de portée, mais d’évidence les projets, concrets, sont pour la plupart en cours de réalisation. Jamais, de mémoire de Béninois, on a vu un gouvernement afficher de telles ambitions aux entournures pharaoniques. Preuve que les objectifs de développement du Bénin de Patrice Talon passent par le développement de la route. Chose peu commune en Afrique par ailleurs.

Asphaltage

Au nombre de ces projets d’infrastructures routières, 27 font déjà le bonheur des populations. D’autres, à livrer dans les mois à venir, matérialisent à suffisance la volonté affichée par Patrice Talon, depuis son avènement à la tête du pays, de changer le visage du Bénin par la construction des infrastructures routières.
Le projet Asphaltage intègre cette grande ambition, et comprend le pavage et le bitumage de 650 km de rues urbaines. Pour sa première phase, 200 kilomètres de voies sont identifiées dans neuf villes du Bénin. Il consiste en l’aménagement et en la réhabilitation de voiries primaire, secondaire et tertiaire dans les villes retenues, avec lampadaires, espaces verts, espaces pour stationnement bus, ouvrages d’assainissement... L’attente a été longue, depuis la libération des espaces publics marquée par quelques grincements de dents. Mais assurément les visages s’illuminent de joie depuis, et davantage lorsque les travaux arriveront à terme avec ces ouvrages qui vont métamorphoser les villes du Bénin.
Pour le ministre du Cadre de vie, ce projet va permettre « l’amélioration fondamentale d’un certain nombre de services urbains, à savoir le nettoyage, la gestion des déchets, la mobilité urbaine, car lorsqu’il y a de la voirie on devient plus efficace», jure Didier José Tonato.
Aussi, les maires des villes concernées par ce projet se sont-ils empressés de saluer le gouvernement pour la concrétisation de ce projet démarré en mai 2017. A en croire leur porte-parole, Charles Toko, maire de Parakou, principale ville du septentrion, avec la mise en œuvre du projet Asphaltage « Le président Patrice Talon est entré dans l’histoire », jure-t-il. « C’est une prouesse de faire les études pour un projet aussi important en moins de trois ans et de boucler les financements pour sa réalisation », se réjouit le maire de la cité de Kobourou, soulignant que la réalisation dudit projet permettra le développement urbain et par conséquent, celui des activités économiques dans les communes. Un tour dans les rues cibles retenues dans le cadre du projet Asphaltage, d’un coût global de 900 milliards de F Cfa, dont plus de 300 milliards F Cfa déjà mobilisés par le gouvernement béninois, et davantage encore selon les dernières informations, permet de se rendre compte de ce que les travaux, démarrés ont tout pour changer le visage des villes béninoises.

Ça roule !

La Route des pêches, longue de 13,2 km et constituée de deux chaussées de double voie avec une structure hyper épaisse a passé aujourd’hui l’étape de projet, après plus de 20 années d’atermoiement. Praticable en partie, cette voie dont la construction a démarré peu avant les dernières élections présidentielles pour des visées électoralistes, a été vite délaissée par le régime précédent, faute de moyens.
Aussitôt installé au palais de la Marina, le chantre du Nouveau départ a pris des dispositions adéquates pour faire en moins de deux ans de la Route des pêches une réalité, avec à la clé une revue structurelle et la prise en compte d’autres aménagements spécifiques. La deuxième phase du projet Route des pêches ne tardera pas à commencer pour achever l’œuvre.
Le Bénin est en chantier. Ainsi en ont décidé les autorités béninoises, par le signal fort donné dès 2017 du démarrage diligent de la construction de l’aéroport de Glo Djigbé, le deuxième, projet longtemps resté végétatif, en cours aujourd’hui dans la proximité de la capitale économique du pays. Il est de même de la diligente mise pour finaliser la mise en service de l’aéroport de Tourou à Parakou.
Dans les départements de l’Ouémé et du Plateau, au sud-est, plusieurs routes qui relient la capitale Porto-Novo à l’extrême sud du pays, l’une de 12,6 kilomètres, l’autre de 22 kilomètres, sont sous les coups des pelleteuses et des niveleuses. Les départements du Mono-Couffo, à l’ouest du pays, ne sont pas du reste avec des chantiers de route dont certains sont achevés et d’autres en cours d’exécution. Tandis que ceux des principales villes de ce département, comme Comè, Lokossa, de 71 kilomètres, sont en attente d’être réceptionnés.
Au centre du pays, plus de 257 kilomètres de bitumes auxquels s’ajoutent plusieurs bretelles évoluent suivant l’agenda contractuel. Cette route en est une de stratégique, en raison de l’importance du trafic emprunté par des gros porteurs en partance ou en provenance des pays de l’hinterland via le port de Cotonou.
Longtemps laissée pour compte, la ville de Parakou rattrape aujourd’hui son retard avec des travaux confortatifs de construction de la traversée urbaine, arrivés à terme grâce aux financements de la Banque africaine de développement (Bad), de la Banque ouest-africaine de développement (Boad) et du budget national. Il en de même de la route Kandi-Ségbana achevée, à l’extrême nord-est du pays, tout à la joie des populations de ces localités dont les souffrances endurées naguère sur des voies cahoteuses ont pris fin. Et ce n’est pas tout.
Grâce à divers ouvrages, les cités sont désenclavées, comme jamais par le passé, traduisant l’ambition du président béninois de révéler le Bénin aux Béninois puis au reste du monde.
Le pont, un élan, une audace, selon le poète. Plusieurs ponts sont, depuis trois ans, érigés au Bénin pour soulager des populations en peine dans des zones où la circulation était jusque-là délicate.
Dans la périphérie de Cotonou, à Womey, l’une des cités dortoirs de l’imposante commune d’Abomey-Calavi, est établi sur un bas-fond, où automobilistes et motocyclistes s’enlisaient, un ouvrage de franchissement mixte, avec une structure en métal et en béton de 326 mètres calibrée pour une durée de 100 ans. Entreprise sous le régime défunt, cette structure est prise en compte sous la dynamique du gouvernement de la Rupture. Selon les techniciens en charge des travaux, la technologie utilisée serait une première au Bénin en raison de la qualité et de la morphologie du sol. Le pont de Gouti dans l’Ouémé, au sud-est, qui a englouti véhicules et passagers pendant plusieurs années, est aujourd’hui une réalité au grand bonheur de ses usagers. A cela, il faut ajouter sur l’axe Djougou-Péhunco, nord-ouest béninois, un ouvrage de franchissement.

Inédit…

De loin, l’expression des projets pharaoniques du président Talon, est la perspective inédite de construction de 22 stades omnisports communaux. Un projet démarré il y a peu et devant permettre aux communes de disposer d’aires de jeu aux normes internationales et faciliter à l’avenir la candidature du Bénin à des compétitions internationales. Dans la même veine s’inscrit le projet Assainissement fluvial qui va régler définitivement les problèmes d’inondation et impacter le tourisme d’agrément dans la ville de Cotonou.
La lutte contre l’érosion côtière et l’aménagement des berges, constituent des volets importants de cette ambition du gouvernement béninois dont les résultats sont perceptibles à Cotonou-Est. Les mêmes travaux sont lancés en décembre dernier à Avlékété dans la ville historique de Ouidah, où est prévue une digue immergée pour protéger la côte sur une façade de 4km, afin d’y faciliter la mise en place d’infrastructures balnéaires, en attendant que ne s’ouvre cette année le chantier de Grand-Popo, cité côtière à l’ouest du pays dévolue à la même cause.
Bâti autour d’un modèle novateur qui allège substantiellement les conditions d’accès au logement décent, un programme immobilier, dès cette année, démarre avec les chantiers de 8000 logements sociaux, sur un total de 20 000 prévus, grâce aux financements de la Banque islamique de développement (Bid), de la Banque ouest-africaine de développement (Boad) et de la Caisse nationale de Sécurité sociale (Cnss).
Inscrits également à l’agenda des travaux du programme gouvernemental, la construction de 12 cités administratives, l’extension et la modernisation du Port autonome de Cotonou, la reconstruction d’une route charnière qui prend en compte le boulevard Marina jouxtant le palais de la République et joignant le cœur de ville à Cotonou, la construction d’une autoroute, celle de tous les espoirs contre les bouchons aux heures de pointe dans la capitale économique, à savoir la voie de contournement nord-est très attendue par les résidents de la cité dortoir d’Abomey-Calavi, ainsi que la construction d’une autoroute joignant deux cités d’affaires et de résidence à savoir Sèmè et la capitale Porto-Novo…Tout ceci n’étant pas exhaustif, car le Parlement vient de faire des ratifications d’accords de prêts récemment encore et portant sur le financement d’infrastructures routières

Par Paul AMOUSSOU & Kokouvi EKLOU 

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