Les partis politiques de l’opposition ont marché librement, sans heurt ce lundi 11 mars, pour exiger leurs participations aux élections législatives prévues pour se tenir le 28 avril prochain. Cette marche démarrée du stade Général Mathieu Kérékou avec la participation d’une foule impressionnante a échoué à la place de l’étoile rouge sous l’encadrement des forces de sécurité publique.

L’opposition a marché à Cotonou, pour protester contre ce qu’elle qualifie de “son exclusion” des élections législatives prévues pour se tenir le 28 avril prochain. Elle a aussi exigé la délivrance de récépissé à tous les partis ainsi que le quitus fiscal sans délai. Partie de l’esplanade du stade de l'Amitié Général Mathieu Kérékou, la foule des marcheurs a pris par le carrefour Vêdoko avant d’échouer à la place de l’étoile rouge aux environs de onze heures où différentes motions ont été lues à l’assistance sous l’égide des chefs de partis de qui la marche a été effective. La parole a été donnée tour à tour aux syndicalistes, aux étudiants, aux chefs des partis politiques… pour s’exprimer au terme d’une marche de plus de deux heures d’horloge. Une occasion qu'ont saisi certains pour faire le procès de la gouvernance sous la rupture et posé des conditions pour la participation des partis politiques de l’opposition aux élections législatives. Eric Houndété, vice-président de l’Assemblée nationale, membre de l’opposition réitère que la participation des partis de l’opposition aux élections législatives est nécessaire pour la bonne marche de la démocratie. C’est également les points de vue du professeur Victor
Tokpanou et Donklam Aballo. Selon ce dernier, membre du parti Union sociale libérale, il faut que la classe politique se lève, décide pour que tout le monde aille aux élections. Il suggère que c’est le seul moyen de laisser le peuple s’exprimer pour faire le choix de ses représentants à l’assemblée nationale.
Il convient de souligner que dans la perspective d’une élection inclusive, le président de la République a échangé avec la classe politique le mardi 6 mars dernier, à l’exception de l’opposition. A l’issue de cette rencontre, le président de l’Assemblée nationale, missionné pour la concertation avec les formations politiques ayant manifesté leur intérêt pour les élections législatives a demandé à ces dernières de faire parvenir à son cabinet un mémorandum sur leurs suggestions en joignant les propositions de lois qu’elles jugent utiles.

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