Préoccupées par la situation sociopolitique actuelle du Bénin à la veille des législatives prochaines, les Organisations de la société civile (Osc) béninoises appellent à un consensus entre les parties impliquées dans le processus électoral en cours. Aussi, ont-elles fait des suggestions pour un dénouement heureux de la crise. Elles se sont exprimées à la faveur d’un point de presse organisé, vendredi 8 mars dernier à Cotonou.

Les Organisations de la Société civile (Osc) béninoise plaident pour des élections législatives consensuelles. Ceci, au regard de la situation sociopolitique actuelle du Bénin, marquée par une forte tension entre les acteurs politiques. Réunies, vendredi dernier, à Cotonou, elles ont, à travers la voix de leur porte-parole, Lawani Arouna, retracé les circonstances ayant conduit à la brouille actuelle, avant de soulever des interrogations.
«(…) Peut-on espérer une sortie de crise avec l’implication de tous les acteurs politiques ? Peut-on obtenir du juge de régulation la possibilité de rapporter la décision qui impose le certificat de conformité ? Peut-on espérer que les parties prenantes au processus électoral actuel puissent consentir au sacrifice patriotique d’accepter et de se retrouver dans un creuset de concertation afin d’établir le consensus à valeur constitutionnelle autour des points de désaccord ? ». Ce sont là autant de questions que se posent les Osc. «Devant ces interrogations, la Société civile béninoise invite instamment les acteurs politiques à apporter une réponse consensuelle et positive à chacune de ses craintes afin de sauver la démocratie béninoise… », a martelé Lawani Arouna, tout en saluant « l’engagement et la bonne foi » du chef de l’Etat à trouver une issue heureuse à la présente crise.
Par ailleurs, les Osc ont formulé des recommandations à l’endroit des parties en conflit pour un dénouement rapide et avantageux de la situation. Entre autres, elles souhaitent que tous les acteurs s’acceptent (mutuellement) et parviennent à un consensus ; que les organes en charge des élections trouvent les voies et moyens pour permettre la participation des dix partis politiques ayant déposé leurs dossiers au ministère de l’Intérieur. De plus, elles invitent les institutions de la République impliquées dans le processus électoral actuel, à trouver des mesures dérogatoires afin de permettre aux partis politiques ayant manifesté l’intérêt, de participer effectivement aux joutes électorales prochaines.
Pour finir, les Organisations de la société civile disent suivre de près l’évolution de la situation sociopolitique actuelle, tout en insistant sur la nécessité d’installer la huitième législature au plus tard le 19 mai 2019. En outre, elles invitent les populations béninoises « à la sérénité, à la retenue et à la paix… ».

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