Des secrétaires généraux de confédérations syndicales se disent préoccupés par la situation sociopolitique qui prévaut actuellement au Bénin en prélude aux législatives prochaines.

Interrogés, mercredi 6 mars dernier, Naïmi Kassa Mampo, secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb) et Anselme Amoussou, secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes (Csa-Bénin), invitent les parties en désaccord à trouver un consensus en vue de consolider la démocratie béninoise. Au regard de la situation sociopolitique actuelle du Bénin, ces secrétaires généraux de confédérations syndicales invitent les acteurs politiques au consensus. Naïmi Kassa Mampo, suggère expressément au gouvernement de satisfaire, dans la mesure du possible, aux revendications des formations politiques de l’Opposition. « Il faut le consensus… », a déclaré le secrétaire général de la Cstb. De même, il rappelle que les Béninois ont le droit d’élire leurs représentants à l’Assemblée nationale, et qu’il serait préjudiciable que ce droit leur soit restreint, quelle que soit la forme.
Même ton du côté d’Anselme Amoussou, secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes (Csa-Bénin). Pour lui, « La situation politique actuelle est assez préoccupante…et j’ai le sentiment que les acteurs politiques n’ont pas encore pris la mesure de l’enjeu. Cette situation m’étonne finalement assez peu, car il y a longtemps que l’indigence du débat politique annonçait l’achoppement. L’espace politique est devenu presque exclusivement l’arène des petites phrases et des déclarations pour le spectacle et le buzz… », a-t-il déclaré.
Pour sortir de l’impasse, Anselme Amoussou, propose une seule piste: un dialogue politique sincère et inclusif entre les parties prenantes. « L'opposition doit saisir toutes les occasions offertes par le chef de l’Etat pour échanger avec lui. Si on refuse de discuter, de dialoguer, cela veut dire qu’on a fait l'option de ne donner aucune chance à la découverte d'une solution… », analyse ce responsable syndical. Au final, le secrétaire général de la Csa-Bénin estime que tous les acteurs ont intérêt à faire cesser ce spectacle qui ne projette pas une bonne image du Bénin, pays precurseur des conférences nationales en Afrique, et dont la démocratie fait figure d’exemple sur le continent noir.

Par Ariel GBAGUIDI et
Kehinde DAKO (Stag.)

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