Dans la perspective qui est la sienne, de l’apaisement de la situation sociopolitique actuelle, le président Talon a pris, ce mercredi 6 mars une fois encore, langue avec les acteurs politiques, en dehors de l’opposition qui se veut sans doute dure a contrario des Forces cauris pour le développement du Bénin de Soumanou Toléba estampillé, lui, de l’opposition constructive et le prouvant ainsi.

Au cours de la rencontre du 26 février dernier, le président de la République indiquait clairement : «Je répète que ma volonté, mon souhait est de pouvoir répondre aux préoccupations de chacun de mes concitoyens. J’ai noté que vous avez des préoccupations et je ne peux m’empêcher de répondre à vos préoccupations pour ce que je sais, pour ce qui relève non seulement de ma compréhension mais de mes prérogatives», soulignant que « …la bonne organisation des élections au Bénin, dans la transparence et dans la paix, fait partie de ma mission et au-delà de ma mission, quelque chose de sacré pour tous les Béninois. Nous avons tous l’obligation de protéger ces acquis. Pour moi, toute chose qui serait de nature à compromettre ces acquis, pour ce qui est du général, compromettre la satisfaction de ma mission, en ce qui me concerne, mérite attention », a entre autres martelé le chef de l’Etat pour faire savoir quelle était sa foi de la problématique.

L’opposition en contradiction permanente

Et à Candide Azannaï, au cours de cette rencontre, de notamment souligner : « Monsieur le président de la République, il nous plaît de rappeler le contexte dans lequel il est apparu aux acteurs politiques, responsables de l’opposition, la nécessité que l’ensemble de la classe politique soit réuni au sujet des menaces qui pèsent sur l’organisation des élections législatives d’avril 2019... », précisant, «…nous avons tenu à témoigner de notre volonté à œuvrer avec toutes les institutions et avec toute la classe politique de notre pays, à la tenue des prochaines élections législatives, dans la paix, la transparence, la justice et l’équité ». Il semble que du 26 février dernier à ce 6 mars, l’opposition ai varié dans sa posture et fait valoir d’autres conditions y compris la diffusion en direct du conclave au palais.
Au regard de ces récriminations, et vu la composition des invités à la Présidence ce mercredi, il y a lieu de s’interroger sur les raisons de l’absence des partis politiques de l’opposition à la rencontre d’hier, dont le parti Restaurer l’espoir de Candide Azannaï. D’autant que l’une des questions préjudicielles soulevées par l’opposition à la rencontre du 26 février est satisfaite, avec la présence effective hier des autres forces politiques. Rencontre au cours de laquelle, Eric Houndété relevait : « … Il n’y a pas deux mots dans le dictionnaire pour désigner ce que nous appelons classe politique. La classe politique regroupe aussi bien ceux de la majorité que de la minorité. Ceci d’autant que nous avons expliqué dans le texte, que nous voulions créer les conditions d’un consensus », a-t-il déclaré, pour déplorer le fait que l’opposition se soit retrouvée seule avec le chef de l’Etat pour débattre des difficultés liées aux élections. Mais pour peu, comme on peut le constater, que cette condition est satisfaite, l’opposition, fort d’autres doléances, joue aux abonnés absents, ce 06 mars 2019 où toute la classe politique est censée se réunir dans une démarche de dialogue et de participation inclusive. Toutes choses qui n’ont pas empêché le président Talon d'exprimer sa gêne de ne pas voir l’opposition aux législatives prochaines, tout en s’étonnant de leur posture.
Posture de boycott, en l’occurrence, d’une rencontre empreinte d’un climat bon enfant et d’échanges sans langue de bois, marquée surtout par la disposition de chacun des acteurs à chercher la meilleure formule pour des élections libres, transparentes et inclusives. Comble de cette déplorable politique de la chaise vide qui montre que ces opposants n’ont pas pris toute la mesure de la situation, certains d'entre eux n’ont envoyé leur réponse pour décliner l'offre de l'invitation que le jour même de la rencontre. Ayant sollicité le chef de l’Etat, ce dernier a répondu prestement à leur doléance. Que le chef de l’Etat, autorité suprême du pays, les sollicite à son tour pour la même cause qui se révèle avec acuité, au gré du développement de l’actualité, eux autres choisissent de répondre par la politique, détestable, de la chaise vide ! On ne peut pas dire dans une telle condition que la politesse du chef de l’Etat lui soit rendue. Que cette opposition n’ait pu se conformer aux dispositions de la charte des partis politique du code électoral pour pouvoir se présenter aux législatives, est une chose. Qu’elle se soit trompée d’instance judiciaire vers laquelle se tourner pour que justice lui soit faite, en allant à la Cour suprême plutôt qu’au Tribunal de première instance, en est une autre. Mais qu’en sus, elle rate le coche en se tenant loin de la table de discussion, nécessaire pour la tirer d’affaire et éviter par ricochet de donner une image déplorable de la démocratie béninoise, c'est le comble !.

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