Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a pris part aux Emirats arabes unis, les 1er et 2 mars derniers à la 46e session de la conférence des ministres des Affaires étrangères de l’Organisation de la coopération islamique (Oci). Le patron de la diplomatie béninoise a profité de son séjour pour s’entretenir avec la secrétaire d’Etat pour la coopération internationale des Emirats arabes unis, relançant ainsi les projets en attente et définissant de nouvelles priorités pour les rapports entre les deux pays.

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, est rentré lundi 4 mars dernier à Cotonou après un séjour de quelques jours à Abu Dhabi. Un séjour au pas de charges qui a permis au ministre de poser des actes significatifs engageant la diplomatie béninoise avec un fort impact sur le développement du pays. Il a, dans un premier temps, les 1er et 2 mars, pris part à la 46e session de la conférence des ministres des Affaires étrangères de l’Organisation de la coopération islamique (Oci) placée cette année sous le thème ‘‘Session des cinquante ans de coopération inter-islamique : feuille de route pour la prospérité et le développement’’. Il était question pour les participants réunis en terre arabe de se pencher sur la nécessité de trouver des réponses justes et efficaces aux mutations profondes qui s’observent dans le monde musulman et dont les conséquences donnent lieu à de grandes perturbations sur le développement des Etats membres de l’Oci dans leur ensemble. La rencontre s’est tenue « dans un contexte où le monde musulman se trouve confronté à d’énormes défis d’ordre politique, sécuritaire et socio-économique. La question de la Palestine reste toujours entière et tend même à se compliquer davantage ». Les travaux ont donc fait une place de choix à la « recherche d’une solution juste et équitable à la situation en Palestine ». En clair, le conflit arabo-israélien reste l’une des préoccupations majeures de l’Oci.
Les foyers de tension dans certains pays de l’Organisation ont aussi préoccupé les participants à cette 46e conférence. « Les conflits en Syrie, au Yémen, en Libye, en Irak, en Somalie, en Afghanistan, au Mali, au Nigeria et dans bien d’autres pays membres font appel à des mécanismes de pacification qui ont fait l’objet de réflexions préalables dans le cadre des réunions préparatoires de la conférence ». En Afrique, les cas de Boko Haram et la situation dans le Sahel ont fait l’objet de discussions, surtout parce que le phénomène va au-delà de ces pays et gagne progressivement toute la sous-région ouest-africaine qui est désormais en état d’alerte.

Du soutien pour le Pag

Au nombre des rencontres du ministre Aurélien Agbénonci en marge de sa participation aux travaux de cette conférence, il faut surtout retenir l’audience qu’il a accordée à madame Reem Ibrahim Al Hashemi, secrétaire d’Etat pour la Coopération internationale des Emirats arabes unis. Les deux personnalités ont, dans un premier temps, fait une brève revue de la coopération bilatérale. Des discussions entre les deux personnalités, il est à retenir que l’axe Abu Dhabi-Cotonou se porte à merveille. Mais les deux diplomates ont convenu de lui donner plus de punch dans l’intérêt des deux nations. Le ministre Aurélien Agbénonci, à l’occasion, a particulièrement apprécié le « geste d’ouverture »
de ce pays en direction du Bénin. Ouverture qui a pour but « de consolider les relations diplomatiques ».
Côté Emirats arabes unis, les accords concernant la promotion et la protection réciproques des investissements, et autres conventions signés avec le Bénin sont en bonne voie et cela est fort apprécié. Ce que souhaitent les deux Etats désormais, c’est de relancer la coopération et de la rendre plus dynamique, dans la logique de la vision de développement du président Patrice Talon. Dans cette veine, plusieurs projets contenus dans le Programme d’actions du gouvernement (Pag) ont retenu l’attention des autorités d’Abu Dhabi.

Évaluer cet élément
(0 Votes)
Lu 813 fois