Un don de l'Association internationale de développement (Ida) d'un montant de 50 millions de dollars, soit plus de 29 milliards de francs Cfa, a été approuvé le 21 février dernier par le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale au profit du Bénin. Il s’agit à travers cette enveloppe d’aider le pays à réduire les retards de croissance chez les enfants de moins de cinq ans et à améliorer le développement de la petite enfance.

Contribuer à réduire au Bénin les retards de croissance chez les enfants de moins de cinq ans et à améliorer le développement de la petite enfance. C’est l’objectif du projet pour la nutrition et le développement du jeune enfant auquel la Banque mondiale apporte son appui à travers un don d’un montant de 50 millions de dollars, soit 29 000 000 000 F Cfa, de l'Association internationale de développement (Ida). Ce don a été approuvé le jeudi 21 février dernier à Washington aux Etats-Unis par le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale, informe un communiqué de presse de l’institution financière internationale.
Le projet pour la nutrition et le développement du jeune enfant porte sur une durée de cinq ans et constitue la première d’une série de trois opérations visant à améliorer un certain nombre d’interventions dans les secteurs de la santé et de la nutrition au niveau de 48 communes du pays. Ceci à travers la promotion d’activités d’éveil et d’apprentissage ainsi que l’éducation des parents.
Le projet financera également des programmes de repas scolaires dans les écoles primaires de 12 communes et contribuera par ailleurs à l'amélioration de l’harmonisation des politiques et de la coordination intersectorielle, ainsi qu’à une meilleure gestion et gouvernance décentralisée dans la totalité des 77 communes du pays.
Selon la Banque mondiale, ledit projet s’inscrit parfaitement dans le Plan national de développement du Bénin pour la période 2018-2025. « Il soutient plus précisément l’objectif stratégique de développement du capital humain en améliorant le développement, la nutrition et l'éveil du jeune enfant grâce à la promotion d’actions intersectorielles et de services publics décentralisés. Enfin, il est conforme au cadre de partenariat du Groupe de la Banque mondiale avec le Bénin pour les années 2018 à 2023, et est en relation directe avec son projet pour le capital humain, qui a pour objectif d'augmenter et améliorer les investissements dans la nutrition, les soins de santé, l'éducation de qualité, l’emploi et les compétences, sachant que ces investissements sont indispensables pour parvenir à mettre fin à l'extrême pauvreté et bâtir des sociétés plus inclusives», lit-on à travers le communiqué de presse.
Si pour Katrina Sharkey, représentante résidente de la Banque mondiale pour le Bénin, le gouvernement béninois s’est déjà fortement engagé dans le secteur de la nutrition, avec un programme novateur centré sur des actions de proximité en faveur de l'amélioration de l’alimentation durant les 1 000 premiers jours de la vie, le nouveau projet, assure-t-elle, s’inscrit dans la continuité de cet engagement et des réalisations obtenues en appuyant une approche plus globale de la nutrition et du développement du jeune enfant.
Quoique des progrès aient été enregistrés au Bénin sur le front de la santé des enfants, la malnutrition infantile reste un obstacle majeur à la formation de capital humain et l’un des principaux indicateurs de pauvreté et de vulnérabilité. L’intérêt de ce don de l'Association internationale de développement (Ida) se justifie donc à plus d’un titre.
Pour Pierre Laporte, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Bénin, « Un pays doit investir dans les premières années de la vie pour développer son capital humain ». Fort de ce que, estime-t-il, les programmes ciblant la petite enfance ont un retour sur investissement très élevé d’autant plus qu’ils ont des effets bénéfiques durables et nombreux. En somme, « les investissements dans le jeune enfant permettent de briser le cercle vicieux de la transmission de la pauvreté entre générations, de stimuler une prospérité partagée et de favoriser l'égalité des chances », souligne-t-il.

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